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Le marché de la com "traditionnelle" a reculé de 7% en 2014

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Le marché de la com 'traditionnelle' a reculé de 7% en 2014

Le chiffre d'affaires des acteurs de la communication print et événementielle s'est établi à 36,1 milliards d'euros (hors La Poste) en 2014, contre 39,2 milliards en 2013. C'est le constat dressé par l'Observatoire Com Média, qui pointe aussi une inflation inquiétante des défaillances d'entreprises.

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Un secteur de la communication "traditionnelle" - comprenez non digitale - traversé par une crise durable. C'est le constat dressé par l'Observatoire Com Média, dans un rapport intitulé "Les clés de la nouvelle économie de la communication" et rendu public le 1er février lors d'une conférence organisée au Palais Bourbon. Animé par Dominique Scalia, président de l'Observatoire, l'évènement a été l'occasion de présenter la 5e édition de cette étude, réalisée en partenariat avec Altares sur la base des données bilantielles de quelque 41 000 entreprises issues de vingt secteurs* du vaste domaine de la communication print et événementielle : agences, fabricants de papier, prépresse, régies, imprimeurs, fournisseurs de data, relieurs, routeurs, foires & salons... Selon ces travaux, le secteur aurait totalisé, en 2014, un chiffre d'affaires (hors la Poste) de 36,1 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à 2013.

*Les 20 secteurs d'activités identifiés : plateformes, agences, logistique, papier, prépresse, régie, impression journaux, data, fabricants d'enveloppes, imprimerie de labeur, reliure, routage, éditique, distribution, FCS (Foire Congrès salons), production de films, affranchissement, machines d'imprimerie, La Poste.

L'étude fait état d'une filière en difficulté, dont le chiffre d'affaires décroît régulièrement depuis 2013. Conséquence directe de cette morosité, les créations déclinent (2 352 créations en 2012 vs 1 865 en 2014) tandis que les procédures s'envolent (93 en 2012 vs 2 656 en 2014). En apparence, le résultat d'exploitation se maintient (4,08% en 2012, 3,51% en 2014) mais les rapporteurs de l'étude soulignent le nombre croissant d'entreprises qui se soustraient à la publication de leurs comptes.

Dans le détail, le rapport a découpé le secteur en trois grands segments de marché. Le secteur des agences, tout d'abord, pèse, aujourd'hui, 9,6 millions d'euros de chiffre d'affaires et recule de 6 points par rapport à 2013. Il compte 21 495 entreprises a été frappé de plein fouet par les procédures collectives en 2014 : le rapport dénombre 1 336 défaillances, côté agences, en 2014. Le secteur des foires, congrès et salons, ensuite, totalise 2,482 millions d'euros de chiffre d'affaires, en baisse de 7% par rapport à 2013. Là encore, les défaillances ont été nombreuses : 12 en 2013, 400 en 2014. Enfin - troisième et dernier segment passé au crible - la filière industrielle de la communication (fabricants de papier, de machines, imprimeurs, relieurs, routeurs...) regroupe 10 856 entreprises et pèse 15,298 millions d'euros de chiffre d'affaires, en recul de 8% par rapport à 2013. Sans surprise, sur ce segment également, le nombre de procédures a flambé, passant de 46 en 2012 à 689 deux ans plus tard.


Lire en page 2 : Bilan de l'édition 2015 du baromètre des métiers de la communication (BVA/Limelight)