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Sponsors du cyclisme, c'est le moment d'investir

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SportLab, en partenariat avec TMO, vient de lancer Sportimat, le premier "audimat" du sport et du sponsoring sportif. La première vague de l'étude présente l'audience des principaux événements sportifs du mois de mars, parmi lesquels les deux premiers rendez-vous de la saison cycliste. Extraits.

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Bien qu'étant le troisième sport préféré du public français après le rugby et le football, le cyclisme réalise un début de saison en demi teinte. En effet, les deux premiers rendez-vous de la discipline avec son public, la course Paris/Nice, qui s'est déroulée du 7 au 14 mars, et la classique Milan/San Remo du 20 mars, ont respectivement réalisé une audience de 24 % et 18 %. Ces scores sont logiquement inférieurs à ceux des événements footballistiques, tels que France/Ukraine (42 %) ou Angleterre/France du Tournoi des V Nations. En revanche, il peut paraître surprenant qu'ils réalisent, avec les Internationaux de France de gymnastique (19 %), les scores d'audience les plus modestes du mois. « Ces résultats ne marquent pourtant pas une désaffection de l'audience du cyclisme, explique Hugues Delespaux, chargé d'études du SportLab. En fait, ces premiers rendez-vous cyclistes sont des courses de préparation pour les champions qui, quand ils sont là, ne figurent même pas dans le haut du tableau. Les têtes d'affiches se réservent pour le Tour de France ou les Championnats du Monde. Il est donc logique que l'audience de ces événements soit inférieure à celle du cyclisme en général (33 % de la population) qui inclut les plus grands rendez-vous de la discipline (Tour de France, Vuelta, Giro...). » Il semble donc que les affaires de dopage n'ont pas eu d'impact sur la cible exposée au cyclisme. Pour preuve, le profil des téléspectateurs reste le même : masculin, âgé et populaire. « C'est le moment de s'investir dans le cyclisme, estime Hugues Delespaux. Le sponsor qui s'engage ou qui maintient son engagement (Crédit Agricole, Française des Jeux, Crédit Lyonnais, Cofidis...) marque son adhésion aux initiatives d'assainissement du milieu. En revanche, l'abandon du cyclisme en pleine tourmente risque d'être perçu comme un acte de lâcheté. »

VALÉRY POTHAIN