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Risque alimentaire : quel impact pour les marques ?

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L'inquiétude des Français sur la qualité des aliments entraîne une réaction de méfiance généralisée devant les innovations en matière alimentaire, renforçant les comportements de prudence. Une leçon pour les marques.

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La prudence des Français à l'égard des innovations en matière alimentaire sort renforcée des crises alimentaires qui se sont succédées ces dernières années. Selon une enquête du Crédoc (800 Français de 18 ans et plus interrogés en février 2001), parmi une dizaine de critères incitant au choix d'un produit alimentaire, l'innovation technologique arrive bonne dernière (avec 22 % de citations), alors que les Français placent en tête les "garanties d'hygiène et de sécurité" (90 %), ou les "labels de qualité" (78 %). Cette prudence est encore plus marquée pour les OGM (organismes génétiquement modifiés) puisque 59 % des consommateurs interrogés en 2000 estimaient que les produits alimentaires issus du génie génétique sont dangereux pour la santé, soit une progression de onze points par rapport à 1999. Une progression encore plus forte quand on constate que les consommateurs qui n'avaient pas d'avis sur le sujet en 1999 ont, douze mois, plus tard, une approche négative de la question. Lorsqu'un produit est retiré de la vente en raison d'un risque de contamination, près d'un consommateur sur deux (47 %) n'achète plus le produit précis de la marque retirée, mais, plus grave, près d'un sur deux (47 % également) préfère ne plus acheter du tout le type de produit concerné, quels que soient la marque ou le lot incriminé. La marque, ne suffit plus, désormais, à rassurer. Et l'on peut s'interroger si les produits qui ont été, récemment, sous le feu des projecteurs pourront retrouver leur niveau de consommation d'avant la crise.

Une demande d'information


Dans le contexte actuel d'inquiétude, les Français, devenus des consommateurs plus mûrs et plus experts, exigent davantage d'information sur la qualité des produits alimentaires, et surtout une information de plus en plus ciblée. Plus le niveau d'éducation est supérieur, plus la demande d'information est forte. Mais être mieux informé ne veut pas dire être informé n'importe comment. Si plus de huit personnes sur dix affirment regarder la date limite de consommation des produits frais, et trois sur quatre les étiquettes des produits dans leur ensemble, les Français font des distinctions selon les aliments. Et c'est sur les produits frais et à la coupe que la demande est la plus forte : plus d'un Français sur deux juge insuffisantes les précisions sur les fruits et légumes (51 %), le poisson frais (53 %) ou encore la charcuterie à la coupe (56 %).

Anika Michalowska

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