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Ravensburger veut jouer dans la cour des grands

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Capitaliser sur ses concepts et ses marques fortes. Pour gagner des points sur le marché des jeux, Ravensburger France rationalise son portefeuille de marques et mise sur l'innovation.

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Malgré l'inflation des coûts des transports et des matières premières, Ravensburger garde le cap. Face aux deux mastodontes américains, Mattel et Hasbro, la société européenne met l'accent sur ses savoir-faire avec pour objectif de maintenir ses positions sur les segments qu'elle domine, à savoir les puzzles, les jeux éducatifs et les activités artistiques. « Les puzzles demeurent au coeur de notre stratégie. Notre objectif est double : optimiser les potentiels de ventes, via une politique de merchandising efficace ; améliorer la part de marché enfants », indique Didier Hagenbach, directeur marketing groupe. Dans cette optique, la marque s'est lancée dans une politique soutenue d'acquisition de licences. Les Digimon, Astérix et les Tunnies ont ainsi rejoint son portefeuille. Autre chantier prioritaire, les jeux de société, poids lourd du secteur avec un CA de 870 MF. Sur ce marché, Ravensburger occupe, avec une PDM de 9,8 %, la 3e position, derrière Hasbro (46,1 %) et Mattel (13,9 %). « L'année 2000 a été un peu particulière, en raison notamment de la licence Pokémon qui a généré à elle seule un chiffre d'affaires de 50 MF, soit 16 % du marché en valeur. Malgré ce phénomène, notre chiffre d'affaires a connu une croissance de près de 14 % », remarque Didier Hagenbach, qui vise en 2001, 15 % de PDM et un rang de n° 2. Pour ce faire, un travail de fond a été effectué sur les concepts de jeux. Les plus forts, Enigmo, Enigmo Junior ainsi qu'Eurêka et Labyrinthe, vont bénéficier de packagings plus communiquants. Parallèlement, trois nouvelles gammes de jeux de carte, un nouveau jeu de société famille et deux jeux d'action enfants ont été introduits. Le tout soutenu en 2001 par un vaste programme pluripromotionnelle. Outre 10 MF investis en publicité télé, Ravensburger amplifie ses actions dans les salons grand public. 1 750 000 personnes seront touchées par les journées d'animation. Enfin, la société entend profiter du boom de l'éducation électronique, dont le chiffre d'affaires enregistre une progression de 26 %, pour s'établir à 250 MF. Pour s'y imposer et devenir le n° 2 du marché, derrière Vitech, le portefeuille de marques a été recentré autour de trois d'entre elles. Exit Nathan, c'est sur les marques Ravensburger, Ordi et Méga que vont être concentrés les moyens.

Rita Mazzoli