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Que faut-il penser des oméga 3 ?

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Arrivés dans les produits alimentaires à la fin du XXe siècle, les consommateurs du XXIe ne les ont toujours pas adoptés. Faut-il en déduire que les produits aux oméga 3 n'ont aucun avenir ?

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Les oméga 3 et leurs promesses santé sont arrivés il y a cinq ans. Toutes ces innovations ont été, il faut le reconnaître, des échecs cuisants pour les industriels. Poussés par des consultants médecins ou nutritionnistes qui voyaient peut-être, dans la vogue des "alicaments", une manne qui ne devait pas leur échapper, ces industriels ont sans doute oublié simplement la base de leur métier : apporter du plaisir au consommateur avec, avant tout, des produits qui soient bons et non pas l'effrayer avec des produits trop médicalisés. Faut-il pour autant vouer aux gémonies l'oméga 3 ? Il devrait, au contraire, rejoindre les fondamentaux que sont vitamines, calcium, fibres dans la liste des ingrédients de base d'une alimentation saine parce que c'est un élément, naturel et cardio-protecteur. Les Crétois ou les Japonais vivent plus vieux avec moins d'accidents cardio-vasculaires, ils le doivent notamment aux oméga 3. Le problème vient du fait que le consommateur est effrayé par ce qu'il ne connaît pas. Et les oméga 3, à moins d'être un spécialiste, il ne connaît pas. Pire, il peut penser qu'il s'agit là de la formule d'une obscure substance chimique non naturelle. Les explications on pack ne le rassurent pas plus. Dire qu'un yaourt ou des oeufs sont riches, même naturellement, en acide gras polyinsaturés oméga 3 est aussi ridicule qu'afficher sur un bon Bordeaux : riche en polyphénol !

Une communication pédagogique


C'est donc une communication adaptée qui est nécessaire. Excluant toute technicité (sauf pour les prescripteurs que sont les médecins ou les journalistes). Ce qui passe, sans doute, par l'abandon du coeur rouge ou du mot "oméga 3" sur le pack, et qui privilégie la naturalité. Un producteur de lait m'expliquait, il y a peu, que le beurre était bien jaune et meilleur au goût, au printemps, parce que les vaches sont au pâturage et que l'herbe jeune de printemps est la plus nutritionnelle (riche en oméga 3). C'est d'ailleurs ce qui explique, la nature étant bien faite, que le printemps est la saison naturelle des vêlages, période ou la nourriture des veaux (lait et herbe) est abondante et d'excellente qualité nutritionnelle. Et, pour reproduire ces bienfaits en hiver, il propose à son bétail une alimentation riche en graine de lin (la plante la plus riche en oméga 3) comme le faisaient avant lui son père, son grand-père... Et si la vache est bien nourrie, ses produits seront meilleurs. Quel bon sens ! Voilà des histoires qui me parle en tant que consommateur et dont pourraient s'inspirer les publicitaires, packageurs et autres communicants pour ne pas anéantir un marché à fort potentiel... De business pour les industriels et de bonne santé pour le consommateur.

Xavier Terlet

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