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Procter France s'attaque au chantier Tampax

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Six mois après l'annonce du rachat de Tambrands par Procter, les premiers aménagements apparaissent.

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En avril dernier, Procter & Gamble faisait l'acquisition de Tambrands. Absent du marché des tampons après le retrait de sa gamme américaine il y a quelques années, le géant de Cincinnati entrait dans cette catégorie avec une marque de poids Tampax. Créée aux Etats-Unis en 1931, elle s'octroie en effet 44 % du marché mondial des tampons, soit un chiffre d'affaires en 1996 de 662 millions de dollars sur un total marché de plus de 1,8 milliard de dollars. En France, après accord du ministère de l'Economie et des Finances, l'acquisition par Procter de Tambrands était réalisée le 21 juillet dernier. Depuis octobre dernier, la commercialisation de la gamme est assurée par les forces de vente de P & G France. Si pour l'heure, le changement de propriétaire n'a pas donné lieu à de véritables révolutions produits, Procter commence à appliquer ses méthodes.

Rationalisation des formats et des prix


Premier chantier, la rationalisation de la gamme. La guerre des parts de linéaires avait en effet conduit à l'explosion du nombre des conditionnements. Aux côtés de la gamme basique, les formats promotionnels se multipliaient comme des petits pains. Résultat, pas moins de 30 références étaient proposées aux distributeurs. Il en restera une quinzaine après le travail d'harmonisation. Parallèlement, la politique de prix est revue. Quel que soit le produit, avec ou sans applicateur, satin, Biodégradable ou Compak, le prix ne devrait pas dépasser les 20 francs. Inscrit dans la logique proctérienne, cet aménagement devrait rassurer les distributeurs et améliorer la rentabilité de la gamme. Une gamme qui pour la première fois, depuis 1995, va bénéficier dans son ensemble d'un soutien publicitaire. Le film générique sur le thème de "la confiance en soi" a été réactualisé et revient sur les petits écrans (budget géré par l'agence BLLB). Parallèlement, la marque sera présente dans la presse jeunes. Un public que Procter connaît bien mais qui nourrit un certain nombre de préjugés vis-à-vis des tampons. Parions qu'il trouvera les moyens de les rassurer.

R.M