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Pour se lancer Frit'Time mise sur le viral

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Pour réveiller une consommation à domicile en sommeil, Aviko lance Frit'Time, une frite surgelée en portion individuelle qui se réchauffe au micro-ondes. Et l'accompagne d'une communication décalée. Cible ado, oblige.

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Alors que la Collective des pommes de terre revient en communication avec l'agence Venise, le segment des pommes de terre surgelées accueille une innovation qui devrait lui redonner la frite. Partant du constat que 68 % des foyers sont équipés d'un micro-ondes, alors qu'ils ne sont que 30 % à posséder une friteuse, la société néerlandaise Aviko lance Frit'-Time, une frite surgelée en portion individuelle qui se réchauffe au micro-ondes. La proposition existait déjà, notamment chez Picard, mais le résultat était loin d'être satisfaisant, notamment en termes de goût et de texture. Avec Frit'Time, Aviko, quatrième producteur mondial et deuxième européen, s'engage à proposer un produit équivalent à celui cuit à la friteuse. Pour y parvenir, ses ingénieurs chercheurs ont planché plus de deux ans sur une barquette qui puisse, tout à la fois, servir d'emballage, de plat de cuisson et de dégustation. Ils y sont parvenus en développant un réflecteur micro-ondes, un procédé issu de l'aérospatiale, qui permet une diffusion homogène de la chaleur dans la barquette. Le choix de la variété de la pomme de terre ainsi que sa découpe en forme de zigzag ont fait le reste. Arrivée dans les linéaires début mars, Frit'Time, déclinée en deux variétés, nature et provençale, pour séduire le nord et le sud de la France, cible les ados et les jeunes adultes qu'elle entend recruter et fidéliser grâce à une campagne de communication signée conjointement par les Corsaires et Planète Interactive (groupe Extrême Agency).

Site communautaire


Une communication qui doit permettre d'optimiser au maximum le million d'euros investi par la marque. Aux côtés de la télévision, facteur de visibilité et de réassurance pour les acheteurs de la grande distribution, Les Corsaires et Planète Interactive ont imaginé une campagne de marketing viral autour d'une thématique facilement compréhensible par la cible visée : la “glandouille”. « Nous avons cherché à être malin, indique Vincent Bernard, directeur de création des Corsaires. Nous avons donc mis 500 000 euros en télévision, le reste sur Internet où nous avons créé un site communautaire. Nous voulions que la communication soit l'apologie de la glandouille. Et nous avons traduit cette volonté en créant le site “cestbondabuser.com” et en imaginant un personnage emblématique de la génération des ados. Baptisé J-C, il intervient sporadiquement sur l'ensemble des supports de communication. » Avantage de ce choix, l'agence tourne le dos au discours alimentaire qui, en ces temps de chasse à la graisse, est toujours dangereux, et centre la communication sur le mode de vie des jeunes et leurs revendications. « Le produit et la marque n'interviennent que comme signature », poursuit Vincent Bernard. Pour faire connaître ce site, l'agence a mis en place un ensemble d'outils off et on. « Nous allons nous servir de tous les outils pour créer un buzz marketing autour du site et par ricochet sur la marque, et la pub, qui arrivera en mai, joue sur le même ton de la “crétinerie” », revendique Vincent Bernard. Plus prosaïquement, le lancement s'accompagne d'une opération de promo classique, un 100 % remboursé ou satisfait, et d'une loterie qui permettra de gagner, toutes les trois minutes - temps de cuisson des frites -, des micro… - ondes ou ordinateurs.

Rita Mazzoli