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Nouvelles technologies : les Français ont besoin d'y voir clair

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L'attrait des Français envers les nouvelles technologies est réel. Mais il cache des réalités nuancées. Les résultats d'un sondage Louis Harris pour fnac.com le confirment.

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Si, globalement, les Français se révèlent relativement intéressés par les nouvelles technologies, ce premier constat cache de nombreuses nuances : 17 % se déclarent en net retrait, 33 % montrent un intérêt relatif et 50 % un intérêt marqué. Pour autant, la situation ne peut se résumer à ces quelques chiffres. En effet, la cause de cet attrait mesuré semble surtout provenir d'une perception d'un univers qu'ils connaissent d'ailleurs assez mal, plutôt que d'un jugement fondé sur une expérience ou une réelle connaissance. Les Français appréhendent difficilement le paysage des nouvelles technologies, probablement en raison d'une offre pléthorique, mais aussi de la courte durée qui leur a été laissée pour l'intégrer. Ainsi, 85,5 % des Français sont d'accord avec l'affirmation "Il y a de plus en plus de produits technologiques et il n'est pas facile de choisir celui qui sera le plus adapté à nos besoins". Par ailleurs, les Français sont un peu perdus : 73 % disent que "lorsque l'on n'a personne dans son entourage qui s'y connaît, on ne sait pas vers qui se tourner pour apprendre à s'en servir". 89 % attendent d'ailleurs des magasins qui vendent des produits issus des nouvelles technologies la proposition de formation avant ou après la vente. Un troisième facteur freine le développement des nouvelles technologies : l'aspect économique. 88 % des Français déclarent qu'ils ont envie d'utiliser les produits de nouvelles technologies mais qu'ils restent encore trop chers.

Quatre grandes familles


Sur la base de l'attitude des Français à l'égard des nouvelles technologies, Louis Harris a dégagé une typologie de la population en quatre familles. Les "Techno-boulimiques" (18 %) : ils utilisent l'ordinateur et Internet dans leur cadre professionnel, ont entre 25 et 44 ans, et ont des enfants de moins de 15 ans. Ils sont passionnés par les nouvelles technologies et fortement suréquipés, notamment en produits à caractère familial (DVD, 16/9e...). Ils pensent que ces produits leur simplifieront la vie, accroîtront leurs connaissances. Mais ils affirment une certaine difficulté à se repérer au sein de ce nouvel univers. Les "Avertis-pragmatiques" (24 %) : plus jeunes que les autres groupes (30 % ont moins de 24 ans), ils sont fortement intéressés par les nouvelles technologies (mais un peu moins que les "Techno-boulimiques"), notamment ayant trait au numérique, et se tiennent bien informés. Ils sont fortement connectés à Internet (62 %) qu'ils utilisent hors domicile. Ils sont attirés par les produits "nomades", d'autant que leurs centres d'intérêt se portent davantage sur des activités extérieures (aller au cinéma, au théâtre, sortir avec des amis...). Ils ont moins besoin d'information ou de repères et ne trouvent pas les nouvelles technologies trop compliquées. Les "Techno-convertibles" (38 %) : très proches du profil de la population française, ils sont partagés entre un certain intérêt et une certaine neutralité envers les nouvelles technologies et disent manquer d'information sur cet univers. Ils sont bien moins équipés en produits de nouvelles technologies que les deux premiers groupes mais affichent des taux d'intention d'équipement qu'il ne faut pas négliger. Ils sont en forte attente vis-à-vis des distributeurs et ont une plus grande difficulté à percevoir les bénéfices concrets qu'ils peuvent tirer de ces produits dans leur vie. En même temps, ils ont peur d'être exclus de cet univers. Les "Techno-réfractaires" (20 %) : 57 % d'entre eux ont plus de 60 ans et 38 % vivent dans des communes de moins de 2 000 habitants. Souvent seuls ou en couple, leur intérêt pour les nouvelles technologies est plus que réduit, ainsi que leurs connaissances dans ce domaine. Ils sont sous-équipés : seulement 1 % d'entre eux, par exemple, utilise Internet à leur domicile et ils sont peu nombreux à vouloir qu'il en soit autrement. En net retrait vis-à-vis des nouvelles technologies, ils pensent que c'est une mode qui isolera les individus en surveillant leurs faits et gestes. D'ailleurs, pour eux, tout cela est bien trop compliqué.

Anika Michalowska

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