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Maille : il n'y que le monde qui lui aille

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Six mois après être passée dans le giron de Paribas Affaires Industrielles, la marque de moutarde et de condiments entend intensifier sa présence internationale.

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Malgré un chiffre d'affaires de 2,3 milliards de francs, un résultat opérationnel de 9,6 %, « supérieur à celui de Danone », une place de leader sur le marché national des sauces et condiments et 12 % de ce marché européen, Amora Maille était cédée l'été dernier par le groupe de Franck Riboud à Paribas Affaires Industrielles. Quelque six mois plus tard, Thomas Derville, ex-directeur général LMA (Liebig Amora Maille) et aujourd'hui P-dg de la nouvelle entité Maille Amora, trace les grandes lignes de son développement futur, basé sur deux axes stratégiques : la conquête de nouveaux territoires du goût pour Amora. A travers l'innovation bien sûr, mais aussi via la création de joint-ventures ou encore par l'acquisition. Quant à Maille, son avenir prend les chemins de l'internationalisation. « Maille a plus que jamais vocation à devenir l'une des plus belles marques mondiales de l'épicerie fine », note Thomas Derville. Pour parvenir à cet objectif, la marque sera donc étendue à de nouveaux segments, sauces émulsionnées, conserves fines Bref un vaste programme qui doit cependant respecter certaines frontières. « Maille est une marque industrielle qui restera fidèle à ses origines de moutardier et vinaigrier. Il n'est pas question d'aller sur les marchés comme ceux du chocolat, des vins fins ou encore du champagne », annonce Thomas Derville. Bref, Maille n'est pas un commerçant et n'a pas vocation à empiéter sur le territoire des Fauchon et autres Hédiard. En revanche, l'ouverture de nouvelles boutiques, à l'image de celle de la place de la Madeleine à Paris, est à l'étude. « La boutique Maille est un outil de relations publiques qui dynamise notre export. A court terme, nous envisageons très sérieusement d'être présents aux Etats-Unis et au Japon. Ces boutiques auront un effet très bénéfique sur notre image auprès des consommateurs », remarque Thomas Derville. Avant d'ajouter que pour se donner les moyens d'une forte croissance, l'entreprise pourrait, dans les mois à venir, être cotée en bourse à l'image de Royal Canin, autre société de la galaxie Paribas Affaires Industrielles.

RITA MAZZOLI

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