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Le snacking réhabilité?

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Non, le snacking n'est pas forcément synonyme d'obésité. Réinventé, il pourrait même ouvrir la voie à un nouvel équilibre alimentaire, en mixant et variant les ingrédients.

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«On appelle snacking un peu tout et n'importe quoi, résume Sophie Romet, dg de Dragon Rouge. C'est autant l'apéritif, qui tend à remplacer l'entrée, que les repas informels. Il y a en outre une aura négative autour de ce mot.» A l'heure où l'obésité touche 12,4% de la population française (source: enquête ObEpi-Roche 2006) et où le surpoids concerne 29,2% des Français, le snacking est souvent pointé du doigt comme étant l'un des principaux responsables de ce fléau. Le grignotage entre les repas et la prise de nour riture devant l'ordinateur ou dans la rue sont devenus monnaie courante. Luc Speisser, directeur stratégie et innovation chez Landor, va même jusqu'à affirmer que «nous allons de plus en plus vers une société qui snacke», le snacking «débordant de plus en plus sur les repas».

Pourtant, ce mode de consommation, contrairement aux idées reçues, ne serait pas propre à notre époque, selon Edouard Malbois, fondateur du bureau de style mondial Enivrance. Il serait une nourriture populaire, issue de la paysannerie. D'ailleurs, au Brésil, les repas ne sont pas structurés et le snacking constitue une habitude alimentaire, au même titre que nos traditionnels repas en famille. De là à dire qu'il faut arrêter de diaboliser le snacking, il n'y a qu'un pas. Et Edouard Malbois n'hésite pas à le franchir. «Il y a un salut au-delà du snacking vulgaire de la chips grasse, de la barre hypercalorique, de la boisson usine à gaz», affirme-t-il haut et fort. Et d'ajouter que, pour lui, le snacking n'est pas le pendant négatif de la tradition. «On vit une évolution alimentaire qui passe par une liberté nouvelle de chacun de composer son temps de repas. Ce n'est pas synonyme de mal bouffe mais de création, de vision, de découverte de nouveaux ingrédients et équilibres.» Alors, oui, le snacking pourrait bien devenir la porte de salut des industriels vers un mode de consommation alliant nos nouvelles habitudes de consommation à l'innovation et l'équilibre alimentaire. «Le snacking n'est pas mort, conclut Sophie Romet, il faut le réinventer» pour accompagner un changement de société.

Aurélie Charpentier

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