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Le nouveau consommateur expert... en réunions de groupe

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En parallèle avec l'enquête de ce numéro consacrée au terrain des études (voir p. 38), Danielle Rapoport, directrice du Cabinet d'études DRC, livre ici son point de vue sur le problème du recrutement en matière d'études qualitatives.

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« Nous assistons aujourd'hui à trois phénomènes majeurs qui risquent de porter préjudice à la profession de qualitativistes que nous sommes. Tout d'abord, ce que nous savons déjà et depuis longtemps : la professionnalisation des consommateurs participant aux réunions de groupe, donnant de faux noms, trichant sur leur âge... Ceux-là n'ont de cesse d'augmenter leur volant d'adresses et constituent une base non négligeable des fichiers de recrutement. N'est-il pas arrivé de retrouver la même personne envoyée par deux recruteurs différents... sous un autre nom. Un certain laxisme, des délais parfois impossibles à tenir sont les causes principales de ces dérives. Ensuite, la nécessaire décentralisation du terrain vers la province, pour les besoins des études et pour lutter contre le professionnalisme des consommateurs parisiens, fait surgir le problème suivant : hormis certaines villes clés, le recrutement risque de devenir impossible ou peu fiable dans des lieux semi-ruraux, voire simplement de petites villes non fréquentées par les recruteurs et les consommateurs professionnels. De sorte qu'il faudrait se poser la question de savoir qui pense quoi en France très profonde, si l'on ajoute au tableau une réelle et licite méfiance des individus recrutés sur annuaire ou dans la rue, et qui ne voient pas l'intérêt de passer une soirée avec des inconnus... Car le dédommagement n'est une réelle motivation que pour ceux qui peuvent cumuler... donc les professionnels. Enfin, le facteur temps et argent. On ne dira jamais assez que recruter des consommateurs "hors autoroute" - par des systèmes différents de celui des fichiers - prend du temps et demande un coût supplémentaire. C'est un choix qu'il faut proposer, surtout si l'étude le justifie. Il est possible, parfois, de trouver un intérêt à travailler avec des consommateurs experts, voire panélisés, dont les connaissances accumulées sont des repérages avantageux, à condition de croiser leurs enseignements avec des groupes de "non-pros". »

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