Marketing Magazine N°111 - 01/03/2007 - BEATRICE HERAUD
Alors que l'industrie du disque est en perte de vitesse, les acteurs du marché cherchent à redresser la barre du CD, qui compte encore pour 95 % du secteur, en misant sur son prix.
Le mois dernier, le Midem (Marché international du disque et de l'édition musicale) dressait un bien triste constat de l'état du marché du disque en France. En chute de 19,1 %
Alors que l'e-commerce se développe avec une croissance de 14,9 % en volume et de 13 % en valeur, ce sont les grandes surfaces qui connaissent les plus fortes baisses de vente de musique (29,9 % en volume et 23,9 % en valeur). Les distributeurs spécialisés, eux, gagnent des parts de marché en accusant une baisse «limitée» de 5,3 % en volume et de 5,9 % en valeur. Pour autant, le président du SDSD (Syndicat des détaillants spécialisés du disque), Jean-Noël Reinhardt, s'inquiète de cette «érosion rapide et régulière du marché». «La politique tarifaire reste un problème majeur, soulève-t-il. L'irruption d'Internet modifie totalement la perception du prix de la musique par le consommateur.» Ainsi, selon l'étude menée par GfK pour le syndicat, huit acheteurs réguliers de musique sur dix ont eu l'impression que les prix des CD «n'ont pas bougé ou ont augmenté en 2006». Or, selon Jean-Noël Reinhardt, le prix des albums aurait baissé de 6,5 % quand celui des singles aurait, lui, chuté de 25 %.
«La réalité du marché français, c'est que la courbe des prix est inversée: c'est au moment où le disque est amorti et qu'il passe en fond de catalogue qu'il devient le plus cher...» Surtout, le client ne s'y retrouve plus devant les variations de prix incessantes: «Un CD comme celui des Choristes peut ainsi changer jusqu'à sept ou huit fois de prix sur une période de 18 mois!»
Méthodologie
- Etude menée par GfK auprès de 600 consommateurs de musique réguliers qui ont acheté au moins un CD ou un morceau sur Internet au cours des trois derniers mois.
Logiquement, le segment qui se développe le plus est donc celui des promotions. En partie parce qu'il permet d'abaisser le prix des disques de fonds de commerce au prix que les consommateurs sont prêts à payer (environ 10 euros) . Mais il y a un risque: celui de voir se développer un comportement attentiste de la part des clients qui patientent jusqu'aux grandes opérations de déclassement de janvier et juillet.
Le CD serait-il donc mort? Attendons un peu avant de l'enterrer. Les menaces sont réelles: 60 % des 15/24 ans considèrent que ce support n'est plus adapté à leur façon d'écouter de la musique. Pour autant, les «galettes» restent un objet affectif «qui dure, que l'on aime et que l'on offre» pour 80 % des acheteurs réguliers de musique. Et 80 % des personnes interrogées se déclarent prêtes à payer davantage pour des bonus (cf. graphique ci-dessous).
Baisse des prix et plus produits semblent donc deux pistes à suivre. Reste que le marché français doit trouver de nouvelles solutions pour vraiment amorcer le virage du numérique. Si la France compte pour 8,28 % du marché mondial de musique «physique», soit cinq fois moins que les Etats-Unis, elle représente seulement 2,41 % du marché «numérique», soit 33 fois moins que les Etats-Unis. Un retard préoccupant lorsque l'on sait que les titres et albums téléchargés sur ordinateur ou téléphone portable totalisent un chiffre d'affaires de 2 milliards de dollars en 2006, soit 10 % du marché global, contre 6 % l'année précédente. Selon l'Institut international de l'industrie phonographique (Ifpi), ce chiffre devrait atteindre 25 % en 2010.
Pour en savoir plus sur l'avenir du marché du disque, lire La musique fait sa révolution dans MM 107.
emarketing.fr
LE SITE DES PROFESSIONNELS DU MARKETING
Fichiers postaux, E-mail, Asile-Colis, Télémarketing... les professionnels du secteur vous proposent leurs services.
Espace de libre expression sur tous les thèmes de votre univers profesionnel.
ConsulterQuelle couleur politique les Français attribuent-ils aux marques ?
Cette étude est très intéressante. C'est vraiment dingue de voir que dans notre inconscient on associe des choses qui à la base n'ont rien à voir ...
Maxime Le Roux - 23/05/2012
Twitter peut impacter votre business
Et quand tu sais qu'il y a des agences spécialisées pour balancer des faux avis... Tu flippes ! Les spécialistes de la e-réputation ne craignent pas ...
directetudiant.com - 23/05/2012
Black swan: Un bon cygne pour Canal +
Il faut dire que Canal domine la concurrence en terme d'innovation et de publicité. Respect pour le coup du cygne... J'adore !
emailing - 22/05/2012
Organisée par Relation Client Formations
PAR L'INNOVATION ET LES NOUVELLES TECHNOLOGIES
Animée par Pierre MORGAT, spécialiste de la relation client, de la conquête à la fidélisation.
Rendez-vous à Paris, les jeudi 18 et
vendredi 19 octobre 2012
Base d'adresses email en location. Dirigeants et responsables dans le domaine des centres d'appels et de la relation client. Base constituée par une partie des abonnés au magazine Relation Client + ...
Voir le fichier en détail
Base d'adresses email en location. Directions et responsables Marketing. Base constituée par une partie des abonnés à Marketing Magazine + les membres du site emarketing. Adresses Opt In.
Voir le fichier en détail
100 000 visiteurs de salons professionnels IT / Informatique. Ciblages possibles par fonctions, effectifs, activités, localisation géographique et centres d'intérêt IT (eLearning, ERP, Embarqués, ...
Voir le fichier en détail
Commentaires des lecteurs (0)