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La tradition alimentaire se porte bien

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Bonne nouvelle sur le front de l'alimentation. L'Hexagone n'a pas succombé au modèle américain. Les fondamentaux de notre culture culinaire, convivialité et bonne chère, sont toujours de mise.

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Le modèle américain aurait-il profondément modifié nos comportements alimentaires ? Le fast-food et la destructuration des repas sont-ils devenus les schémas dominants ? Autant de questions qui agitent depuis une dizaine d'années les industriels de l'agro-alimentaire et auxquelles le Crédoc apporte des réponses pour le moins rassurantes. Son baromètre sur les comportements alimentaires des Français de 1988 à 1997 montre, en effet, une résistance constante des repas traditionnels. Le fast-food n'a pas gagné loin s'en faut. Pour preuve, le hamburger ne représente que 1 % de la quantité d'aliments consommée par les jeunes de 15 à 24 ans, cible pourtant privilégiée de la restauration rapide. Plus globalement, l'étude constate que la restauration hors-domicile demeure le fait d'une minorité. Près de quatre Français sur cinq mangent ainsi chez eux le midi tous les jours de la semaine. Un chiffre qui n'a pas baissé entre 1988 et 1997. De fait, constate l'étude, le seul moment où se développe la restauration hors-foyer est le week-end. 31 % des consommateurs ont pris, en 1997, un repas hors de chez eux le week-end, ils n'étaient que 22 % en 1995. Au-delà, la résistance aux influences anglo-saxonnes est encore plus manifeste lorsque l'on se penche sur la structure même des repas.

Convivialité et diversité


Premier constat, entre 1995 et 1997, la durée des repas du soir demeure constante et importante. 33 minutes en semaine, 43 minutes le week-end . Avec des différences entre le Nord et le Sud de la France. Ainsi, la part des dîners d'une durée supérieure à un demi-heure passe de 19 % dans la région Nord-Picardie à 42 % dans le Sud-Ouest. Quant à la composition des repas, elle reste très traditionnelle. Le plat unique est ainsi occasionnel. Seulement 11 % des foyers font un repas à plat unique tous les soirs et 75 % n'en font qu'une fois par semaine ou moins souvent. Une stabilité qui s'explique en partie par la dimension sociale des repas. Bien avant la qualité de l'alimentation, la rapidité, la première vocation des repas est de se retrouver ensemble. Et qu'importe que la télévision soit allumée dans 71 % des foyers d'employés ou de salariés, le repas du soir demeure un moment privilégié de dialogue.

RITA MAZZOLI

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