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La pub TV ne pousse pas les enfants à harceler leurs parents

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Une étude réalisée sur des adultes de deux pays membres de l'Union européenne a démontré que la publicité télévisée a peu d'effets sur les prescriptions d'achats qu'adressent les enfants à leurs parents.

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Alors que des voix s'élèvent en Europe pour demander l'interdiction de la publicité pour les jouets à la télévision, notamment avant les fêtes de Noël, une nouvelle étude apporte des éléments de réflexion. Elle a été réalisée par NOP Solutions pour le Children's Programme, organisme soutenu par des annonceurs européens, agences de publicité et médias pour promouvoir une meilleure compréhension de la publicité destinée aux enfants et des facteurs qui l'influencent. Selon cette étude, effectuée auprès de parents en Espagne - pays qui autorise la publicité destinée aux enfants - et en Suède - pays qui l'interdit -, la publicité à la télévision a peu d'effets réels sur les prescriptions d'achats de la part des enfants. « Tous les résultats indiquent que la publicité à la télévision ne conduit pas les enfants à harceler leurs parents », commente Maryke Lefebvre, coordinatrice du Children's Programme. Parmi tous les aspects défavorables du shopping, les adultes espagnols et suédois ont classé le facteur "harcèlement" de leurs enfants comme le moins problématique, loin derrière des facteurs comme les files d'attente, le manque de personnel, les modifications dans l'agencement des magasins. Parmi ceux pour lesquels le facteur "harcèlement" est un problème, rares sont ceux qui pensent qu'interdire la publicité destinée aux enfants serait une solution efficace. Près des deux tiers des adultes dans ce cas, en Espagne comme en Suède, pensent que réserver aux enfants des zones d'activités dans les magasins contribuerait davantage à rendre plus agréable le fait de faire ses courses. Cependant, les adultes suédois étaient deux fois plus nombreux que les adultes espagnols à estimer qu'une interdiction de la publicité TV destinée aux enfants réduirait ce facteur "harcèlement" (19 % contre 9 %). Ils pensaient, dans les mêmes proportions (71 % contre 34 %) que les jouets et les bonbons devraient être mis en rayon hors de portée des enfants.

Méthodologie


Enquête réalisée en décembre 1999 par NOP Solutions auprès de 1 000 personnes âgées de 18 ans et plus en Espagne et en Suède.

Anika Michalowska