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La forme sans la foule

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Le groupe Gymnase Club s'offre avec Waou Gymnase, une enseigne haut de gamme, intermédiaire entre les luxueux Vitatop et les Gymnase Club bondés. Soit l'un des premiers renouveaux d'un marché qui a peu évolué depuis vingt ans.

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Retour de la croissance et 35 heures aidant, les Gymnase Club ont vu affluer à nouveau une clientèle qui avait laissé ces dernières années la forme de côté, faute de deniers. Mais, en sport comme ailleurs, le client est devenu plus exigeant. Salles bondées, files d'attente aux machines à muscler, affluence aux heures de point... « Nous n'avions pas de problème pour recruter une clientèle nouvelle mais les clients ne se réabonnaient pas », constate Pedro Randez, président du groupe depuis décembre 1998. Une étude Cofremca plus tard et il s'avérait clairement que ces derniers voulaient conserver l'esprit sportivité, collectif et machines mais souffraient de trop de promiscuité. « La salle de sport type Gymnase Club est un concept qui a peu évolué depuis les années 80, indique Jean-François Benz, P-dg de Fitch qui a conçu l'identité et le nouveau concept Waou. Il n'y a pas de relation affective entre la marque et ce qu'elle offre. De ce fait, les gens se focalisent sur le négatif. L'odeur, l'exiguït... deviennent les perceptions essentielles. » Recruter une clientèle prête à payer plus cher ses heures de fitness nécessitait donc de repenser la forme. « Aujourd'hui, la musculation vécue comme un effort, voire la nécessité de se faire mal pour se faire du bien, a disparu », poursuit Jean-François Benz. Etudiant le marché, l'agence constate que l'esprit dominant reste une agglomération de propositions (yoga, balnéo, ste...) qui entretient un esprit “usine à muscles”.

Le plaisir avant l'effort


Waou Gymnase veut au contraire faire passer l'idée que le lieu s'inscrit dans un système de vie, dans une logique d'hygiène de vie plus que de régime. Le premier Waou, porte d'Auteuil, intègre un café, avec carte diététique, un espace de repos. Il est conçu autour d'une “arena” centrale en vitres et parquet dans un esprit spectacle, avec acteurs et spectateurs. Le concept veut provoquer l'envie d'y passer du temps plus que d'y venir de façon utilitariste. « Nous voulions introduire une notion de participation et de dialogue, explique Jean-François Benz. Car l'absence de dialogue induit une certaine standardisation où chacun vient sur sa machine et repart. » Le nom Waou, quant à lui, ne signifie rien, hormis le rapprochement possible avec l'interjection anglaise d'admiration enthousiaste, si ce n'est une certaine modernité, du mouvement et une envie de rupture d'avec l'offre existante. Fitch a sophistiqué l'aménagement par un soin du détail dans les matériaux et les couleurs. Et la création d'une signalétique forte qui marque les différents espaces (musculation, piscin...) en grosses lettres en relief intégrées aux parois. Plus d'encadrement, de raffinement et surtout plus d'espace. « Les gens ne veulent plus de vestiaires mixtes comme cela existe chez la plupart de nos confrères », explique Pedro Randez. Espace de balnéo à Auteuil, hammam dans le second Waou qui a ouvert début décembre rue du Faubourg-Poissonnière, grands casiers et grands espaces de douche... « La majeure partie des gens qui fréquentent les salles de sport ne veut plus devenir un champion, mais d'abord se faire plaisir », conclut Jean-François Benz. Il leur en coûtera un peu plus cher : 5 000 francs l'année contre 3 800 au Gymnase Club.

GYMNASE CLUB EN BREF


Le groupe appartient à la filiale immobilier de Vivendi. Il regroupe les enseignes Vitatop (2 centres parisiens), Gymnase Club (22 à Paris), Moving (140 centres en province), Samouraï (25 clubs intégrés à des grandes entreprises) et 2 Waou Gymnase à Paris. Il réalise un chiffre d'affaires de 800 MF et s'est accaparé 80 % de part de marché en France, ce qui le place au 1er rang européen et au cinquième rang mondial. Le groupe prévoit, pour 2000, l'ouverture de deux autres Waou, d'un Vitatop et de deux nouveaux Gymnase Club.

VALÉRIE MITTEAUX

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