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L'île de Beauté lance son eau

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Design minimal pour St Georges, eau de source corse sur l'île où l'on observe plus que l'on parle. Une identité raffinée et intemporelle, signée Starck, qui lui ouvre Paris et bientôt les grandes capitales internationales.

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St Georges, au sud d'Ajaccio, compte une source. La famille Colonna d'Ornano a commencé à songer à sa véritable exploitation en 1970 et, dix ans plus tard, les Corses ont pu y prendre goût. L'eau est captée à la manière romaine : elle n'est pas forée mais jaillit naturellement. Une chambre de réception étanche en pierres et un tuyau plus loin, et c'est l'embouteillage. Un procédé plutôt rare pour une eau du commerce. A la suite de son grand-père et son père, Alexandre Colonna d'Ornano, 23 ans, a décidé de passer à la vitesse supérieure en exportant son eau. En 1997, la production a été de 9 millions de col pour 15 millions de francs de chiffre d'affaires. « Mais pour passer les frontières avec ce produit original, il fallait adopter une approche marketing assez particulière », explique le jeune patron.

Elégance intemporelle et minimale


Conseillé par un proche, il décide de confier à Philippe Starck la conception de la bouteille. Ils optent pour une élégance intemporelle et minimale. « St Georges est un nom qui passe partout, facile à retenir, même s'il n'est pas simple à prononcer au Japon », explique Alexandre Colonna d'Ornano. Seule concession au nationalisme, le bouchon et la typographie noire. Un clin d'œil sur le "t" en italique rouge, subtile évocation du blason héraldique ou du crucifix de "Saint Georges terrassant le dragon". L'étiquette blanche métallisée est en plastique polypropylène. Une mention sous la marque : "eau de source corse". Rien de plus. Pour contenir cette eau d'une grande pureté, la bouteille en PET s'est offert huit cannelures verticales dans un style très architecturé qui suggère le verre. « C'est grâce à ce produit que l'on est arrivé jusqu'à Paris et que nous allons maintenant tenter une percée en Angleterre, aux Etats-Unis et au Japon, toujours en ciblant la clientèle », commente Alexandre Colonna d'Ornano. En attendant, St Georges sera en vente à la Grande Epicerie de Paris et chez Colette (à 4,95 francs la bouteille de 1,5 litre), et partout en Corse, où l'on n'est pas peu fier d'avoir désormais un produit exportable dessiné par Starck. Même si les "pinssoutes"* en profitent. * Sobriquet qualifiant les continentaux.

VALÉRIE MITTEAUX

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