Marketing Magazine N°35 - 01/12/1998 - J-F.C
Les choses évoluent rapidement en matière de trade marketing. Demain, celui-ci aura sans doute conquis de nouveaux territoires et de nouveaux outils.
En matière de trade
marketing, les chantiers alimentaires commencent à être saturés. Fort
heureusement, il n'en est pas de même sur d'autres marchés ou circuits de
distribution. Remarque préalable, ces marchés bénéficient généralement d'un
climat assez serein. Il existe un vrai problème de mentalité lié au "milieu" de
l'alimentaire, explique Gaudérique Paris. On s'en aperçoit lorsqu'on aborde
d'autres marchés tels que les produits high tech. Le contexte est meilleur et
il est plus facile de mettre autour d'une table des responsables de haut niveau
pour un vrai partenariat. Mais surtout, sur ces marchés, les opportunités sont
plus nombreuses. C'est par exemple le cas du non-alimentaire en grandes
surfaces. Sur le marché du jouet, les GMS sont réceptives car elles connaissent
moins bien le sujet, explique Véronique Louchart. Pour elles, c'est le
démarrage. Elles investissent beaucoup et ont besoin d'outils. ‚a démarre très
fort sur ces univers de produits, confirme Michèle Kerrad. D'abord, il y a une
évolution de culture. Ensuite, il n'y a aucune raison de considérer les piles
différemment de la lessive. Enfin, pour nous hypers, le non alimentaire devient
un outil de différenciation majeur. Il y a donc fort à parier que dans les
années à venir, les chantiers trade marketing vont essaimer sur d'autres
territoires.
Coupons de réduction,
offre de remboursement différée et autres outils promotionnels ont été
largement exploités et surexploités par le trade marketing. Reste que dans ce
domaine, on entrevoit de grandes possibilités grâce au marketing électronique
et aux nouveaux systèmes caisse type Ecobon de Catalina. Exemple... : Nestlé
avait mis en place avec Casino une opération impliquant les 8 divisions du
groupe sur le thème des 101 Dalmatiens. Le principe en lui-même était assez
simple : l'achat de 3 produits Nestlé Disney 101 Dalmatiens et de 100 francs
dans le magasin donnait droit à une "mug" 101 Dalmatiens. Notre système était
pourtant indispensable car capable de détecter en caisse et de croiser les 3
produits en question ainsi que le montant du panier, et capable d'éditer dès la
sortie de caisse un bon à usage immédiat, explique Laurent Amouyal, directeur
de Catalina Marketing France. C'est simple, rien à découper, rien à échanger,
pas de risque de piratage en magasin, accessible... et difficilement gérable
sans un système élaboré. Plus alléchantes encore, les perspectives offertes
par les bases de données marketing, auxquelles travaille également Catalina.
Objectif à terme : analyser les structures de consommation de porteurs de
cartes (bancaires ou de fidélité), explique Christine Lorimy, responsable du
développement des ventes de SCA. Demain, il sera possible de reconnaître une
carte grâce à une BDD et de détecter instantanément la fréquence de visite, le
montant et le contenu du panier. Cela nous permettra, en tant qu'industriels,
de monter des opérations en fonction de la consommation et de la fidélité des
clients. Aujourd'hui, nous faisons encore du mass-market, résume Laurence
Gregori, manager de High Co Conseil. Mais demain, nous pourrons mettre en
place un trade marketing beaucoup plus ciblé grâce à la création de bases de
données. Vers plus de transparence Pas de doute, les moyens technologiques
pour perfectionner le trade marketing existent. Mais qu'en sera-t-il de la
volonté des acteurs ? D'un côté, l'évolution constatée depuis quelques années
incline à l'optimisme. Les relations sont bonnes, constate Marc-Henri
Magdelénat. Les partenariats d'aujourd'hui étaient inconcevables il y a
seulement quatre ou cinq ans. Et nous irons vers encore plus de transparence.
A cet optimisme, on peut opposer une volonté claire de maîtrise des filières
par les enseignes, ce qui n'est guère rassurant pour les marques. La
distribution prend de plus en plus de poids, maîtrise de mieux en mieux les
métiers marketing de l'industriel, ses magasins, ses concepts linéaires... Sans
même évoquer les négociations. Il ne faudrait pas, sous prétexte de trade
marketing, oublier ces aspects de la relation industrie commerce. Ne soyons
pas dupes, conclut Christian Bachelier. Il y a forcément des tendances à la
dérive, d'un côté comme de l'autre. Bien sûr, ce n'est pas une raison pour
rejeter le trade, mais il est bon de garder ces risques à l'esprit.
A deux ou à plusieurs ?
Combien d'intervenants entrent en ligne de compte dans une relation trade marketing. Deux au moins, et peut-être un peu plus, tant il est vrai que l'intervention de tiers est de plus en plus fréquente. La réputation des agences en la matière n'est pas irréprochable. Leur rôle, comme dans toute prestation : apporter de la valeur. Or, trop souvent, elles ne l'ont pas fait. En raison notamment d'une réelle méconnaissance de la distribution. Les agences n'ont pas compris grand-chose au départ, explique Christian Bachelier. Et maintenant, elles essaient de renouer avec ce business qui devient important. Mais là encore, sans véritablement comprendre le système. Elles proposent des idées et misent sur leur créativité plutôt que de se pencher sur les rouages de la relation industriel distributeur. Mais ont-elles vraiment les moyens de faire autrement ? Parmi les exceptions à cette "règle", on pourra citer High Co Conseil, agence de Casino en matière de trade. Les agences, même celles qui travaillent avec les distributeurs, se limitent généralement à la création, explique Laurence Gregori, manager à l'agence. Nous allons au-delà puisque nous offrons une prestation globale à notre client : conception des opérations, recherche des partenaires industriels, mise en place terrain... C'est un véritable partenariat qui nous donne une connaissance unique puisqu'il nous place au coeur de la relation industrie commerce.
Fichiers postaux, E-mail, Asile-Colis, Télémarketing... les professionnels du secteur vous proposent leurs services.
Espace de libre expression sur tous les thèmes de votre univers profesionnel.
ConsulterLe marketing mobile : mythe ou réalité ?
L'expérience marketing mobile se doit d'apporter une interactivité qui place l'utilisateur au coeur de la stratégie de la marque, ce qui est encore ...
Scriptic - 07/02/2012
Disparition de Christian Blachas, prosélyte de la Culture pub
Grand homme de communication, de média et homme d'affaires. Il a suscité de nombreuses vocations. Bye bye !
Eric GUEBIN - 07/02/2012
Daddy fait voir la vie en rose avec ses taxis gratuits
Daddy va faire du bruit avec cette campagne. Toujours sur le thème des taxis, j'ai entendu parler du lancement prochain d'une appli gratuite qui ...
Valé - 07/02/2012
Organisée par Relation Client Formations
PAR L'INNOVATION ET LES NOUVELLES TECHNOLOGIES
Animée par Pierre MORGAT, spécialiste de la relation client, de la conquête à la fidélisation.
Rendez-vous à Paris, les :
- jeudi 29 et vendredi 30 mars 2012
- jeudi 31 mai et vendredi 1er juin 2012
- jeudi 18 et vendredi 19 octobre 2012
Commentaires des lecteurs (0)