Marketing Magazine N°45 - 01/12/1999 - VALÉRIE MITTEAUX
Il n'existe pas d'entreprise parfaite. Mais les entreprises gagnent à prouver qu'elles font tout pour le devenir. Entre bonne conscience et véritable altruisme, l'éthique et la notion d'équité dans le commerce font leur chemin en France. Elles pourraient être une façon de redorer le blason d'un marketing que l'on entend plus qu'au sens de profit.
“Marketing éthique”. Antinomie ? Drôle de formule en tous les cas. Qui
semble opposer la rentabilité à tout prix à des volontés plus ou moins sincères
d'humanism... Même combat pour “commerce équitable”, phénomène encore marginal
qui semble prêt à prendre de l'ampleur. Dans les deux cas, “commerce” et
“marketing”, tels deux épouvantails démoniaques, ont des allures d'imposture. «
Pourtant, si l'on entend le marketing au sens de “rendre service à des gens”,
c'est une mission assez noble, estime Elisabeth Laville, fondatrice d'Utopies,
société de conseil en stratégie et citoyenneté d'entreprise. Selon nous, le
marketing éthique est essentiellement un marketing “responsable” qui se
reconnecte avec le service que l'on va rendre. Par le biais de la qualité des
produits bien sûr. Mais qui peut passer par des détails comme l'attention
portée aux modes d'emploi. » Car, si l'éthique trouve son terrain d'expression
le plus flatteur dans le social et l'environnement, il offre en fait un large
champ d'interventions, à commencer par la relation client. Ici et là, une
morale, voire une certaine forme d'honnêteté, vient redorer le blason d'un
marketing que l'on entend plus qu'au sens de profit. L'enseigne Boulanger,
spécialisée dans la distribution d'électroménager et de hi-fi, a créé au
printemps dernier, un label “100 % facile”, identifiant les produits réellement
simples d'utilisation. Une démarche concrète et sans prétention. Préoccupations
écologiques, environnementales et sociales, le marketing éthique, c'est aussi
faciliter la vie du consommateur, en clarifiant l'offre dont l'aspect
pléthorique, sur certains marchés, est devenu suspect. Unilever a annoncé la
suppression de près d'un tiers de ses marques. L'opération vise plus les
économies d'échelle que le bonheur du consommateur. Mais la multiplication des
références est devenue grotesque et lui fait perdre en crédibilité. La société
Body Shop, qui a elle aussi réduit son nombre de produits, fait plus clairement
savoir qu'elle s'est laissé aller à une multiplication inutile. L'enseigne
affirme désormais que quatre types de shampooings suffisent à satisfaire tous
les cuirs chevelus, qu'il est inutile, contrairement à ce qu'ont répandu
longtemps la plupart des marques, de se laver les cheveux deux fois
consécutivement, qu'il s'agissait là d'un argument pour nous pousser à la
consommation. Elle rationalise et elle informe : c'est éthique. Si l'on
reprend la définition “noble” d'un marketing qui offre du service, on peut
également considérer que l'innovation fait partie des démarches éthiques.
Interface, une société américaine spécialisée dans les dalles de moquettes pour
les entreprises et collectivités - la TGB lui doit notamment l'habillage de ses
sols - est allée dans ce sens. Après plusieurs années, ces dalles à base de
dérivés pétrochimiques devaient être jetées et remplacées par leur possesseur,
posant un vrai problème de recyclage. Dorénavant, et compte tenu du fait que
personne n'est passionné par le fait de posséder sa moquette, Interface la
loue. Avec son contrat “Evergreen lease”, elle s'engage à installer, contrôler
et remplacer les dalles endommagées évitant à ses clients de les jeter. La
démarche est novatrice et éthique. Celle de la Smart, même si elle s'est un peu
écartée de ses promesses de base, va également dans ce sens.
Mais, comme le déplore
Elisabeth Laville, « ce que l'on constate, c'est que beaucoup d'entreprises se
focalisent sur la communication. Or, dire “je fais de l'éthique” n'a aucun
intérêt ». Le commentaire évoque, pour ne citer qu'elle, la démarche de
l'Institut Danone. Créé à l'initiative de l'agence BDDP en 1991, l'Institut
semble plus prompt à parler de son existence de façon institutionnelle que de
nous étonner dans les faits. Que remarque-t-on au contraire chez les
précurseurs de l'éthique tels que Patagonia, Ben and Jerry's ou autres Body
Shop ? Aucune concession à la publicité classique, mais du relationnel, des
catalogues à vocation informative et pédagogique et des événements qui mettent
le public en contact direct avec la marque tels les ateliers de Nature et
Découvertes. Avec la vague “éthique”, une évidence se fait jour : communiquer
ne veut pas dire parler de soi, mais parler à la clientèle potentielle de
choses réelles qui la préoccupe. « C'est un état d'esprit qui va vers la
pédagogie, note Elisabeth Laville. Quand Yvon Chouinard, fondateur de
Patagonia, découvre que produire du coton est extrêmement polluant et lance le
coton bio, il explique sa démarche. » Même chose chez Body Shop quand Anita
Roddick fait le point sur les tests de produits sur les animaux. En France, les
femmes ne semblaient pas très concernées. Mais, lorsque l'on apprend que le
test d'innocuité d'un shampooing consiste à injecter du produit dans les yeux
d'un lapin, pour savoir au bout de combien de temps il va en mouri..., le point
de vue sur le problème change. En sensibilisant le consommateur, Anita Roddick
a contribué dans cette démarche de lobbying, à pousser les institutions à
légiférer contre ces pratiques. L'ère du zapping va céder le pas à celle du
durable.
« On ne peut
pas indéfiniment prendre les consommateurs pour des abrutis, assène la
responsable d'Utopies. L'étymologie de responsabilité signifie “s'engager en
retour”. » Interne, relations clients, relations fournisseurs, il devient clair
que la transparence va s'imposer à tous les étages. L'ère du “nous sommes une
entreprise formidable” s'achève enfin. Parallèlement, le consommateur, mieux
informé, prend conscience que choisir ce qu'il consomme est un pouvoir. Ces
dernières années, on lui a proposé beaucoup de produits-partage dont une partie
du prix est reversée à des causes humanitaires. Certaines de ces initiatives
ont pris, comme le Sac à sapin de Handicap International dont une part des
ventes sert à lutter contre les méfaits des mines anti-personnelles (95 000
ventes en 1995 et 600 000 en 1998). Mais le succès de cette opération est aussi
clairement dû au fait qu'il s'agit d'une vraie innovation. Ces produits-partage
ont aujourd'hui moins la cote. Les scandales comme celui de l'ARC ont entamé la
confiance.
« En France, la
culture catholique dominante veut que faire du bien et de l'argent en même
temps soit difficile », analyse Elisabeth Laville. L'adage populaire dit : “Il
est plus difficile pour un riche d'entrer dans le royaume de Dieu qu'à un
chameau de passer le chas d'une aiguille”. Dans la religion catholique, le
riche est toujours suspecté d'extorquer. Une culpabilité de la richesse que
l'on obtient vilement et que l'on garde pour soi, qui n'existe pas dans
l'esprit protestant. De ce fait, la France est en retard en matière de
démarches éthiques comme de commerce équitable. Egalement parce que l'on nous a
beaucoup incités ces dernières années à consommer français avec la campagne
“nos emplettes sont nos emplois” notamment. Parce qu'il n'existe pas de culture
du boycott et que la culture consumériste n'est que naissante. Le maillage
associatif se resserre mais il est, par exemple, interdit pour une association
d'appeler au boycott d'un produit, quand aux Etats-Unis, son “Shopping for a
better world”* sous le bras, les consommateurs n'hésitent pas à “punir” les
marques en préférant de plus respectables. En France, le collectif “De
l'éthique sur nos étiquettes”, son coordinateur Pascal Erard en tête, tente de
faire naître une norme ISO qui serait accordée aux entreprises pouvant prouver
la qualité sociale de leurs produits. Fondé par Artisans du Monde, ce collectif
qui rassemble 51 associations et syndicats a stimulé la réflexion des grands
distributeurs et des pouvoirs publics.
Sous sa pression Carrefour, Auchan, Monoprix/Prisunic,
Promodès et la Camif ont aujourd'hui pris des engagements dans ce sens. La
seule norme existante aujourd'hui est la SA 8000, une norme américaine accordée
par un organisme privé, dont Pascal Erard conteste l'absence d'indépendance.
Par ailleurs, le Collectif a saisi l'occasion des élections européennes, en
juin dernier, pour faire passer auprès de toutes les listes en présence, la
nécessité de créer une norme européenne. « La difficulté est de définir un
référentiel mondial », explique Jérôme Bédier, président de la FCD (Fédération
du Commerce et de la Distribution) qui rendra publiques en janvier 2000, les
premiers audits réalisés par les entreprises précitées. « L'éthique n'est
qu'une voie de progrès, estime Elisabeth Laville, il n'y a pas un moment où
l'on est parfait. Cela s'inscrit dans une volonté de développement durable. »
Ce que le patronat tend à confondre avec réduction massive des profits. Le Dow
Jones a créé en 1994 un index des entreprises responsables, le DJSGI (Dow Jones
Sustainability Group Index) qui cote les actions de plus de 200 compagnies dans
le monde. Les performances de ces entreprises montrent que la responsabilité
sociale crée de la valeur pour tout le monde. « Aux Etats-Unis, un dollar sur
dix est actuellement investi dans des fonds de placement éthique dont les
performances sont souvent supérieures à celles des indices boursiers
classiques. Ce critère devient un critère de succès », explique la responsable
d'Utopies.
En France, la Caisse
d'Epargne vient de lancer un fonds d'investissement “socialement responsable”
dénommé “123 Futur” : une Sicav constituée d'entreprises françaises réputées
pour leurs performances et ayant intégré le développement durable dans leur
stratégie, des relations avec les salariés, au respect de l'environnement en
passant par leur implication dans la vie économique. L'éthique est une quête
volontariste pour certains. Ce sera à terme, et compte tenu de l'intérêt
croissant pour la consommation citoyenne, un passage obligé pour la plupart des
entreprises. Mais l'attention des entreprises pour “l'éthiquement correct”
reste pavée de contradictions. Dans de nombreux cas, certaines entreprises sont
allées tellement loin qu'elles ne peuvent que se racheter une bonne conscience,
en communiquant sur quelques “bonnes actions”. La position de Total en Birmanie
reste contestable. Lorsque Michael Moore dans son documentaire “The Big one”,
interroge le P-dg de Nike sur les raisons qui l'empêchent de créer une unité de
production dans une région américaine sinistrée plutôt qu'en Thaïlande, ce
dernier, acculé, répond que « les Américains ne veulent pas fabriquer de
chaussures ... Gap est à la fois membre de la puissante association américaine
BSR (Business for Social Responsability) mais fait travailler des ouvriers un
peu verts. Les contours de la législation internationale restant, il est vrai,
flous. Si aucune entreprise ne pourra bientôt plus se permettre d'être prise
sur le fait de faire travailler des enfants, l'âge minimum est fluctuant : pas
en dessous de 14, 15, 16 ans. On trouve de tout dans les déclarations
d'intention des grandes entreprises. Et le Bureau International du Travail
(BIT) n'a pas pour mission à jouer les gendarmes en la matière.
Cette montée de l'éthique est
d'autant plus surprenante que, parallèlement, elle s'accompagne du retour de la
sacro-sainte “croissance” et de l'antienne sur la bonne santé économique des
Etats-Unis. Sortie de cette factice euphorie, les inégalités s'accroissent.
Selon une enquête récente du Children Defense Fund, les Etats-Unis compteraient
35 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté (fixé à 15 150
$ annuels pour quatre personnes soit 90 900 francs). Les travailleurs peu
qualifiés y sont payés 44 % de moins que leurs homologues européens et ne
bénéficient pas de couverture sociale. Jusqu'où peut-on réduire la valeur du
travail ? Si cette “caste” déjà hors-jeu se décuple, les marques ne
verront-elles pas inévitablement leur part du gâteau sensiblement réduite. Nous
vivons les Vingt Rugueuses, pour reprendre le titre d'un excellent documentaire
de l'économiste Jean-Louis Missika*. Des années qui forcent à la prise de
position et à l'engagement. Comme en témoigne le dynamisme du tissu associatif
français actuellement. Plus que la qualité des produits eux-mêmes, les
consommateurs veulent que soient limpides les valeurs que défend l'entreprise
qui les émet. Ils veulent bien pour cela engager leur pouvoir de consommateur.
“Les prix des marchandises vendues sur le marché international ne reflètent pas
les coûts réels de production. Ils sont fixés le plus bas possible, sans tenir
compte des conséquences humaines, sociales ou écologiques”, lit-on dans le
Mémento 1998 de l'EFTA (European Faire Trade Association). Les études le
montrent, 72 % des Français sont prêts à payer plus cher des produits garantis
éthiques. Le succès du label Max Havelaar, confirme ce vœu d'intention. Les
ventes de son café estampillé “commerce équitable” sont passées de 100 à 300
tonnes de 98 à 99. Les objectifs sont de 1 000 tonnes pour l'année 2000. Le
produit est désormais présent dans plus de 1 600 grandes surfaces. Le label
propose en Europe six autres produits qui seront progressivement disponibles en
France (thé, chocolat, cacao, sucre, miel, banane et jus d'orange). « Max
Havelaar se présente comme un des outils de régulation face aux conséquences de
la mondialisation », explique Victor Ferreira, directeur de Max Havelaar pour
la France. Encore marginal dans l'Hexagone, le label s'enorgueillit
d'enregistrer en Suisse une part de marché de 13 % avec ses bananes équitables.
Preuve que cette nouvelle approche du commerce, hier appelée commerce
alternatif, peut devenir une véritable alternative. * Shopping for a better
world d'Alice Tepper Marlin : ce guide, qui s'est déjà vendu à plus d'un
million d'exemplaires aux Etats-Unis, passe au crible près de 2 500 marques. Il
appelle à boycotter les marques épinglées et permet, selon son auteur,
d'exprimer ses convictions politiques et sociales en faisant ses courses. **
Les Trente Glorieuses, les Vingt Rugueuses, réalisé par Jean-Louis Missika et
produit par MK2, raconte cinquante ans d'économie française au travers de la
publicité.
Conscience sociale en hausse : quelques chiffres
9 Européens sur 10 soulignent la nécessité pour les grandes entreprises de consacrer une partie de leurs revenus pour aider à résoudre les problèmes de société. 86 % des consommateurs européens seraient plus disposés à acheter les produits d'une entreprise qui démontre une action citoyenne. 1 Européen sur 2 place les ONG en première position en termes de crédibilité en tant que source d'information sur ces problèmes. Suivent les journalistes, les politiques et, loin derrière, les entreprises (seulement 8 % de citations en première position). 87 % des salariés interrogés déclarent qu'ils seraient plus fidèles à leur entreprise si elle menait une politique d'entreprise citoyenne. Etude réalisée en juin 99 par Fleishman Hillard et Ipsos sur 4 000 personnes, en France, Allemagne, Italie et au Royaume-Uni.
Une boutique équitable
Sur les traces des boutiques d'Artisans du Monde, Tristan Lecomte a ouvert, mi-novembre, Alter Eco, une boutique proposant uniquement des produits d'artisanat équitables et quelques produits alimentaires. Soit une offre de 1 500 références de 5 à 10 000 francs. Première née d'un futur réseau de magasins, Alter Eco soutient des petits producteurs qui ont un projet social durable. Partisan d'un “libéralisme humaniste”, Tristan Lecomte, jeune HEC et précédemment fondateur d'un pôle de solidarité venant en aides à des collectifs de petits artisans, est conscient que le système ne peut fonctionner que s'il reste “intraitable” sur son fonctionnement. Il est souvent nécessaire d'aider les artisans à fixer les prix de vente, faute de quoi ils omettent les éléments les plus basiques du contrôle gestion tels que l'amortissement du matériel ou le coût du déjeuner préparé chaque jour par l'épouse du patro... « Souvent, ils vendent à perte, explique le jeune entrepreneur. On réévalue justement les prix en contrepartie de quoi - selon une charte que nous avons développée - nous leur demandons les factures de renouvellement de l'outillage, de pouvoir parler seul à seul avec les salarié... Si nous sentons la moindre réticence à nous laisser visiter les atelier... nous laissons tomber. » Idéaliste et enthousiaste, Tristan Lecomte sait que ce type de relations basées sur la confiance mutuelle prend du temps mais les soutiens financiers privés qu'il a recueillis sont stimulants. Dans le magasin, pas question de donner dans le misérabilisme ni dans l'ostentation militante. « Ce que l'on veut, c'est vendre. Utiliser le pouvoir d'achat des clients comme un pouvoir. Notre offre doit être de qualité, faire plaisir et être accessible. Nous remboursons deux fois un produit que l'on trouverait moins cher ailleurs. » Son "business plan" prévoit en théorie d'ouvrir 56 magasins en sept ans. Il y a fort à faire mais Tristan Lecomte sait qu'il attaque un secteur extrêmement porteur. La concurrence ne va d'ailleurs pas tarder : en avril 2000, un gros investisseur étranger, qui cherchait à racheter Alter Eco, se lance en France sur le créneau.
La palme de la consommation citoyenne va aux femmes
Selon une étude publiée en septembre 99 par le Crédoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie), les femmes affichent plus d'intérêt que les hommes pour les produits "engagés". Elles sont 70 % à être attachées aux garanties écologiques contre 57 % des hommes. Un écart qui s'est creusé de huit points depuis 1995. Concernant les produits qui soutiennent une cause humanitaire, l'écart est passé de 9 à 17 points. Unique motivation davantage mise en avant par les hommes : l'innovation technologique. Ils y sont sensibles à 42 % contre 32 % pour les femmes. “Les hommes semblent se détacher, dans leurs actes de consommation, des valeurs environnementales et humanitaires. A l'inverse les femmes ont davantage besoin de garanties mais aussi de donner un sens à leurs choix de consommation”, lit-on dans les commentaires de l'étude. Par ailleurs, les femmes seraient plus sensibles à l'argument "made in France" et à l'origine régionale des produits qu'elles semblent associer à un souci de qualité, de solidarité avec l'emploi local ou de recherche de sens. Elles sont également plus attentives que leurs partenaires du sexe opposé aux recommandations que peuvent faire les associations de consommateurs. Attention qui prend de plus en plus de poids dans leurs choix. Une tendance que les commentateurs de l'étude attribuent au fait que les femmes ont une pratique plus courante des achats quotidiens. Même si les hommes ne sont plus que 31 % à ne jamais participer aux courses alimentaires, contre 44 % en 1988.
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ConsulterQuelle couleur politique les Français attribuent-ils aux marques ?
Cette étude est très intéressante. C'est vraiment dingue de voir que dans notre inconscient on associe des choses qui à la base n'ont rien à voir ...
Maxime Le Roux - 23/05/2012
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