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J'adore exalte la Dior Attitude

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Quatre ans après Dolce Vita, les parfums Christian Dior reviennent sur le devant de la scène avec J'adore. Un cri du cœur.

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«Lorsqu'une marque comme la nôtre est présente à la fois sur le parfum, le maquillage, la maroquinerie, la lunetterie, les accessoires..., une partie de son public peut se demander quelle est sa valeur universelle. En interne, nous avons baptisé cette valeur la "Diorness" ou la "Dior Attitude". Le lancement de J'adore, notre nouveau parfum, va nous permettre de le dire et de le redire. » Pour Sabina Belli, directeur marketing international produits parfumants, J'adore se veut la quintessence de cette fameuse "Diorness", valeur qui pourrait être résumer en trois mots : féminité, émotion et sophistication. Et qui, pour la première fois, s'exprime à la première personne. « Le premier avantage de ce nom, c'est bien sûr qu'il peut se dire dans toutes les langues ; ensuite dans J'adore, il y a Dior. Nous avons joué sur cet effet notamment au niveau du lettrage. Enfin, il offre à la femme une adhésion spontanée, elle ne devient pas une femme J'adore, elle est le parfum », poursuit Sabina Belli. Pour valider ce nom, il aura fallu à ses concepteurs près d'une année. Le temps nécessaire à la vérification de sa disponibilité mondiale dans les catégories concernées. De fait, la naissance de la marque est le résultat de « trois ans d'allers et retours, jusqu'au jour où tout nous a semblé évident. Lorsque nous avons commencé à réfléchir au flacon, nous sommes partis sur des volumes plus baroques pour revenir au final à la simplicité de l'amphore, un des emblèmes de la marque Dior ». Créé par le jeune designer Hervé Van der Straeten, le flacon dont le long cou est enserré de joncs précieux, à la manière des femmes girafes africaines, a l'audace de cacher son nom sous son cabochon de cristal. « L'absence de nom sur le flacon entretient cette intimité que nous avons voulu entre la femme et son parfum. Elle est la seule à savoir », déclare Sabina Belli. Le parfum s'est donné toutes les chances de séduire le marché nord-américain, qui représente un véritable challenge pour Christian Dior : « Nous avons travaillé le jus avec un "nez" américain, Ann Gottlieb. Et conjointement au lancement européen et asiatique, J'adore sera lancé au Canada. Cela va nous permettre d'expérimenter le marché des Etats-Unis avant le lancement officiel, en l'an 2000. » Le timing du lancement doit également jouer en sa faveur. L'automne sera, certes, marqué par d'autres lancements, mais Lancôme, l'un des concurrents les plus actifs, ne lèverait le voile sur sa dernière création qu'à l'occasion du millénium.

R. M.