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Internet : l'humeur des Français

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Ce rendez-vous régulier dans Marketing Magazine, réalisé en partenariat avec Ipsos Insight Marketing, a pour objectif de connaître "l'humeur" des Français vis-à-vis d'univers produit, d'événements... La démarche comporte trois étapes : saisir au vol les contenus top of mind, quantifier et codifier les réponses suivant les types de population, comprendre les structures de perception. Après la téléphonie mobile et la Coupe du monde de football 98, Internet.

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Machines à rêver


Certains ont pu croire que les progrès techniques n'enthousiasmaient plus les foules, sous prétexte qu'ils étaient impuissants à engendrer le bonheur. Les réactions des Français par rapport à Internet démontrent le contraire. Internet, en effet, jouit auprès d'eux de l'image la plus positive que puisse avoir une production de la technique : ce n'est pas tant un objet utile qu'une extraordinaire promesse d'épanouissement personnel et de facilitation des relations humaines. C'est une "magnifique" "révolution", annonciatrice d'un "avenir" "formidable". La raison en tient à sa vocation de transgresser les frontières géographiques pour établir un contact immédiat entre les individus. L'infinité du cyberespace ("le ciel, virtuel, satellite") y incite à abolir allégrement les obstacles séparant les internautes. Les Français projettent ainsi sur Internet leur besoin de rencontrer l'autre, sur le mode de "l'échange", du "dialogue", voire de la "conversation" : il apparaît comme "l'intermédiaire". Internet satisfait aussi une soif de connaissances qu'il a probablement contribué à raviver. Son immense mémoire lui confère l'image d'un trésor (la"base de données") qui permet d'"enrichir" sa culture, de "s'instruire", de "chercher" comme dans un livre "plein d'images", ou un vaste "musée" où faire des "découvertes". Une bonne partie des Français semble donc s'être installée sur cette "petite planète", avec une conception du progrès qui n'est pas sans rappeler l'optimisme des Lumières : les inventions de la science et leurs applications à la technique contribuent à rendre les hommes plus libres, plus heureux, plus sociables et plus intéressés aux choses de l'esprit.

Branchés et dépassés


La sensibilisation aux vertus d'Internet suppose toutefois que les individus se sentent capables de s'adapter à ces nouveaux outils, qu'ils aient acquis, sinon la maîtrise, au moins un minimum de vocabulaire et une certaine idée de leur fonctionnement. La différence entre les branchés et les dépassés semble résider principalement dans l'association de l'outil informatique à un réseau qui rend concevable les liaisons à l'intérieur de la totalité du système et qui rend possible l'infinité des interconnexions. Au réseau sont associés des sésames - Wanadoo, le Web, Yahoo -, le jargon des adresses (www, slash, @, etc.), des sites immatériels ou autoroutes invisibles. C'est l'idée d'une aisance des déplacements qui alimente le plaisir d'un surf, d'un "voyage", que les branchés tendent à assimiler à celui d'un jeu. Sont largués, en revanche, ceux qui ne parviennent pas à incorporer ces nouvelles structures de pensée. Leurs réactions dominantes sont des aveux de panique ou d'impuissance devant un inévitable changement : "ça me dépasse ; je suis perdu ; c'est du chinois, de l'hébreu...". Comme toute technologie de pointe, Internet établit un clivage entre "anciens" et "modernes". Ces derniers ne représentent assurément pas les abonnés au réseau : ils en sont les utilisateurs potentiels, parce qu'ils sont capables d'envisager joyeusement les changements du monde. Comme les y a incités l'évolution des communications IBM, ils rêvent avant de faire ; ils attendent des techniques ce "plus" de plaisir et de bonheur sans lequel il n'est ni motivation ni efficacité possibles.

Les données


Question : "Quand je vous dis "Internet", quels sont les trois mots qui vous viennent spontanément à l'esprit ?" · Internet parle à 94 % des Français, pour lesquels il est spontanément associé aux techniques informatiques (47 %) ou aux technologies modernes de la communication (13 %), · sa finalité principale est la communication (41 %), et, d'une manière moins marquée, la recherche d'informations (24 %), à travers des réseaux (15 %) qui constituent sa structure, · son mode de fonctionnement le situe dans un espace mondial et dans un temps relevant de l'instantanéité (22 %), · Internet représente l'idée neuve du progrès (20 %), · son prix et son aspect commercial (6%) semblent moins importants que le plaisir d'évasion qu'il procure (10 %), · son utilité pratique n'est soulignée que par 8 % des interviewés.

Méthodologie


Enquête Capibus réalisée du 27 au 30 mars auprès de 1 000 personnes âgées de 15 ans et plus représentatives de la population française. Analyse qualitative des contenus top of mind de l'univers produit d'après une méthode "Flash" validée par Insight Marques sur les analyses de contenus top of mind des marques.

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