Football : l'effet Coupe du monde se poursuit

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SportLab avec l'appui d'Access Press International a lancé Foot Impact, le premier baromètre de mesure et de compréhension du sponsoring football. Premier constat : l'effet France 98 se pérennise.

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uatre mois après la fin de la Coupe du monde, les rendez-vous de l'équipe de France ne sont plus aussi réguliers et le calendrier footballistique a repris son cours habituel. Grande différence entre l'avant et l'après France 98 : la discipline compte aujourd'hui 5,6 millions de nouveaux aficionados. Après un pic à 18,7 millions au mois de juillet, ils étaient encore 17,6 millions à déclarer suivre le football - matchs et émissions - avec intérêt en octobre, contre 12 millions en avril 98. L'accroissement de l'intérêt concerne toutes les strates de la population mais il est particulièrement élevé chez les cadres supérieurs (19 % en avril, 31 % en octobre avec un pic à 41 % en juillet), et les employés (26 % à 42 % ; 49 % en juillet). La poursuite de l'effet Mondial s'observe aussi auprès des femmes, malgré le manque d'événements de même ampleur. Leur intérêt pour le football ne diminue pas véritablement en octobre par rapport à celui mesuré juste après l'événement. Elles étaient 25 % à suivre les matchs en juillet, elles sont aujourd'hui 22 % (13 % en avril). Lors de la rencontre France/Andorre, au Stade de France, elles représentaient encore plus du tiers de l'audience (3,5 millions sur 9,5 millions de personnes). La rencontre avait toutefois fait l'objet d'une opération organisée par la FFF et Adidas en direction de cette cible. « Le potentiel existe et semble se maintenir, mais les femmes ont une approche différente du football, commente Gilles Dumas de SportLab. Elles ne se passionnent pas pour des matchs éliminatoires qui n'ont ni la saveur, ni la cadence d'une phase finale. Leurs attentes sont, comme pour les CSP+, moins liées à l'aspect compétition ou au résultat des matchs. Le profil de l'audience de l'émission de Mireille Dumas, Au cœur des Bleus, diffusée le vendredi 13 novembre le prouve : les femmes suivent différemment le football. » Elles étaient environ 3 millions, sur une audience de 5,5 millions, à suivre cette émission. « Le nouvel enjeu pour les clubs et les partenaires du football est de conserver ce nouveau public, donc d'apprendre à écouter ses attentes, poursuit Gilles Dumas. Partant du principe que le regard des femmes sur le football est différent, une première piste pourrait être de rechercher un moyen de s'approprier le regard féminin en parlant différemment du football. » Le phénomène France 98 a incité SportLab à lancer, début 1999, une étude fondamentale exploratoire plus large sur les femmes et le sport.

VALÉRY POTHAIN

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