Recherche

DéliChoc surfe sur la techno

Publié par le

Le biscuit au chocolat a proposé à sa jeune clientèle une soirée techno-glisse au Stade de France. Mais le produit est-il aussi "hype" que sa politique de communication ?

  • Imprimer


Après son Choc Ciné Dance à Bercy l'année dernière, Delacre (rachetée depuis le 2 juin par United Biscuit) est passée à la vitesse supérieure avec le DéliChoc Techno Waves. Le Stade de France (SDF) a accueilli le 10 octobre ce cocktail inédit d'événements funboard et de concert techno live. « Sur l'événement 97, nous sommes passés en 3e position sur le marché jusqu'en décembre 97, alors que nous ne sommes que 6e sur l'année. Il est donc clair que ce type d'opération est positif pour notre image », explique Jessica Fargeaudou, chef de produit senior Delacre. Mais pourquoi ce gentil petit gâteau se mêle-t-il de techno ? Parce que « la Techno Parade l'a confirmé : la techno est un véritable mouvement social chez les jeunes. Elle est devenue la musique de référence des ados qui sont notre clientèle », poursuit la chef de produit. Pour s'assurer une audience maximum - près de 15 000 personnes -, Delacre a mis le paquet. L'organisateur Offshore, la société de Fred Beauchêne, avait invité l'écume des funboarders mondiaux, parmi lesquels Robby Naish, Robert Tériitéhau, Bjorn Dunkerberk et Nathalie Lelièvre. Ils ont rivalisé avec les meilleurs DJ du moment dont Saash, DJ Fred et Arnold T qui ont eux rythmé les sauts spectaculaires qu'autorisait un nouveau bassin artificiel. Au-delà du battage médiatique supporté par TF1, MCM et NRJ, et pour faire perdurer l'opération, Delacre a édité une compilation chez Polygram. Une tournée dans une dizaine de discothèques jusqu'au 21 novembre permettra à tous ceux qui n'ont pu assister à l'événement d'en profiter en différé en gagnant des cadeaux. Les paquets de DéliChoc permettent de gagner les tee-shirts des stars de la glisse et un jeu téléphonique propose 3 voyages glisse au Zimbabwe pour 5 personnes. On aurait juste aimé que le produit suive. Pourquoi, comme le fait remarquer Anne Meaux, consultante en innovation, Delacre n'a-t-elle pas édité pour l'occasion un biscuit en forme de vague par exemple ? Si la marque dit "glisse", son produit, seul, le dit moins.

VALÉRIE MITTEAUX