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Comment ne pas faire perdre la face à un Chinois - Petit guide à l'usage de ceux qui travaillent en Chine

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Interview d 'Anne-Laure Monfret, ancienne consultante en management, qui réside en Chine depuis 2001 (Shanghai).

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- Anne-Laure Montfret décrit, dans son ouvrage, les codes sociaux à respecter pour qu'un voyage d'affaires soit couronné de succès.

Quels sont les malentendus les plus fréquents entre Occidentaux et Chinois ?

En Chine, le concept de «face» est primordial et totalement intégré dans la culture et les relations. Dans ce pays, c'est «l'harmonie» et la «face» qui prévalent. Tout se règle en tête-à-tête, à l'abri des regards. Aussi, les Chinois, pour éviter de «perdre la face» ou de vous «faire perdre la face», omettront de vous dire certaines choses ou déformeront partiellement la vérité.

Quels thèmes abordez-vous ?

Le guide décline, en huit chapitres, huit attitudes-clés pour ne pas faire «perdre la face» à ses interlocuteurs. Les enseignements tirés s'appuient sur de nombreuses anecdotes vécues entre Occidentaux et Chinois, puisées tant dans le monde des affaires que dans la vie quotidienne. Il passe en revue des thématiques variées, toutes liées à la «face». Vous y trouverez aussi bien des exemples de petits rites hiérarchiques, des conseils pratiques pour trinquer avec vos interlocuteurs, que des suggestions pour choisir vos cadeaux.

Quelles qualités faut-il avoir pour travailler en bonne intelligence avec les Chinois ?

La qualité-clé est certainement l'humilité. La relation prime en Chine. Pour ne pas

«perdre la face», les Chinois sont prêts à tout, quitte à ne pas faire affaire avec vous, même si vous proposez le meilleur produit du monde. Se mettre au niveau de ses interlocuteurs, être ouvert à d'autres façons de fonctionner et avoir une attitude positive et respectueuse vis-à-vis de la Chine et des Chinois, sont des qualités essentielles pour réussir dans ce pays. Si vous respectez les autres, ils vous respecteront. Ceci est avéré dans tous les pays, mais en Chine, c'est capital.

Lire l'intégralité de cette interview sur www.e-marketing.fr/Bonnes-feuilles/

DUNOD EDITEUR, janvier 2010

YVELINE COUTEUX