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« L'affaire Enron : un bonus pour les sociétés d'études marketing ? »

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Jean Oddou, directeur général de CSA TMO, livre ici les réflexions que lui inspire l'affaire qui fait tant de bruit dans les milieux économiques.

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"Le malheur des uns fait le bonheur des autres" est un proverbe qui ne semble pas tout à fait justifié dans le cas de l'affaire Enron. Le malheur, il est tout d'abord et surtout sur le dos des salariés d'Enron qui, non seulement ont perdu leur emploi mais aussi leurs droits à la retraite. Il existe aussi deux autres catégories de victimes actuelles potentielles : les très grandes entreprises et les grands du secteur de l'audit (les Big Five). Parlons d'abord des grandes entreprises et, plus particulièrement de celles qui exercent leur métier dans un secteur bien déterminé. Dans le monde entier, et plus particulièrement, aux Etats-Unis, elles vont faire l'objet d'une attention toute particulière : des organismes comme la COB ou la SEC vont regarder d'encore plus près leurs montages financiers pour s'assurer que nulle entreprise "bidon" ou associations de "façade" ne masquent la réalité de leur fonctionnement ou de leurs résultats. Pour progresser et se développer, ces grandes entreprises vont moins que par le passé pouvoir faire appel à des montages financiers de circonstances et devront encore plus que par le passé mettre à contribution leurs départements marketing et commercial pour générer une "véritable" croissance et des profits non discutables. Notre secteur des études marketing, par sa capacité de réaction, les possibilités qu'il offre de suivre les évolutions de clientèles, celles de leurs comportements et attitudes, va plus que jamais avoir des opportunités pour aider les grandes entreprises à prendre les bonnes décisions, au bon moment.

Un partenaire incontournable des Dg


En second lieu, les grands du secteur de l'audit - Arthur Andersen en premier - ont quelques soucis à se faire et risquent d'être victimes des dégâts collatéraux des suites de l'affaire Enron. Le secteur de l'audit va certainement avoir à réviser ou approfondir ses réflexions dans le domaine de la séparation des activités d'audit de celles du conseil. On peut penser que ce secteur va connaître des changements au moins aussi importants que ceux qu'il a vécu depuis dix ans, mais certains de ces changements risquent d'être plus forcés que volontaires. Les grands de l'audit devront suivre l'évolution de leur image de marque auprès des entreprises, des régulateurs et du grand public. Cette tendance devrait apporter des revenus supplémentaires à notre industrie qui va renforcer sa position comme partenaire incontournable des directeurs généraux. Ainsi, les malheurs d'Enron - pour lesquels nous ne sommes pour rien - pourraient annoncer des jours encore plus heureux pour les études marketing au cours des mois et des années à venir. C.Q.F.D. »

Anika Michalowska

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