Recherche

Un marché bicéphale

Publié par le

Télé shopping et Home Shopping Service se partagent les quelque 800 millions de francs du Téléachat français.

  • Imprimer


Législation contraignante, consumérisme bien ancré, réticences culturelles, restriction des canaux d'expression..., le téléachat, en France, a subi, quant à l'étendue de son offre, les effets d'un environnement structurel et conjoncturel peu favorable à son plein développement. Et, lorsque l'on entend dire, comme c'est légion, que le téléachat hexagonal ne décolle pas, il convient de nuancer le propos. Primo, le téléachat demeure une activité économique extrêmement rentable pour ses acteurs. Secundo, son non-décollage devrait faire long feu. Tout d'abord, bon sens oblige, la législation française relative aux chaînes hertziennes devrait s'assouplir. Par ailleurs, dans les semaines ou les mois qui viennent, en tous cas courant 1998, le bouquet numérique TPS devrait proposer deux chaînes de téléachat en continu (24 heures sur 24). L'une lancée par Home Shopping Service, l'autre par Téléshopping, TF1 et M6 étant toutes deux actionnaires de TPS.

Deux intervenants majeurs


TF1 et M6, pour l'heure, demeurent les deux intervenants majeurs du téléachat français en matière de diffusion. Téléshopping appartient à 100 % à la chaîne de Bouygues. M6 entre pour 66 % dans le capital de Home Shopping Service (les 34 % restant sont entre les mains du groupe suédois de communication Kinnevik). Exit La Boutique de Canal+, Télé-Chouchou (La Cinq), Magasin Magazine (TMC), Télé Achat (sur le câble), Club Téléachat (sur le câble), ou encore le programme de RTL Télévision. Et, si les chaînes américaines s'intéressent de près au marché européen (notamment allemand), si l'on entend parfois parler de projets dans les cartons des grands vépécistes français, le marché français se dispute proprement entre Home Shopping Service et Téléshopping. Il faut dire que le ticket d'entrée est très élevé (les Américains estiment qu'un programme n'est viable que sur la base d'un bassin minimal de 5 millions de foyers). Et que le téléachat est un métier, qui ne s'improvise pas.