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Etudiant révolté à 20 ans, directeur marketing de Claritas à 40. Entre-temps, Stéphane Merger aura fait un parcours atypique. Passant de la diffusion de presse au service publicité, pour finalement découvrir le monde des mégabases. Avec une constante : une certaine appétence pour les rapports humains.

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Assis derrière son bureau, il s'inquiète de son poids. Le quintal a du mal à passer. Stéphane Merger a pourtant tout du sportif. Il a pratiqué le rugby, la natation et le tennis, mais c'est le golf qui lui a ruiné le dos : hernie discale. Pourtant, ses voyages sont loin d'être des villégiatures. Le Cambodge, Angkor, la traversée de la Colombie et du Venezuela. Pour l'heure, le directeur marketing de Claritas s'apprête à aller, comme chaque été, à La Baule, avec Bastien, son fils de trois ans. Le temps a passé depuis que l'étudiant, révolté par la culture de gauche, a quitté Sciences-Po en fin de première année. Sa chance, c'est son maître de conférence, Antoine de Clermont-Tonnerre, qui lui a donnée, en le faisant entrer aux Editions Mondiales, comme stagiaire au service commercial. A 20 ans, il découvre la presse sous l'angle de la diffusion et de la promotion. Il y acquiert des connaissances en statistiques et, surtout, fait la connaissance de Jacques Monnier, le directeur délégué de ce groupe qui va devenir Emap. « Un vrai patron. » Cette maison, hantée par l'ombre de Cino Del Duca, vit dans un passé glorieux, mais un peu poussiéreux. « On ne disposait pas de prévisions de ventes fiables, il n'y avait pas de middle management », se souvient-t-il. Son atout, c'est de pouvoir reporter au Dg et d'apprendre le métier sur le tas. Il y reste trois ans, puis suit Jacques Monnier au groupe Usine Nouvelle. Engagé à la diffusion, il est remarqué par le service pub qui a noté son habileté à décrocher des rendez-vous « à niveau élevé ». Il devient chef de pub au moment où l'Usine Nouvelle lançait sa nouvelle formule de “news de l'industrie”, lui permettant de démarcher de nouveaux annonceurs. Après cette expérience dans la presse professionnelle, il entre chez Régie Presse. L'occasion, pour lui qui aime le rugby, de prendre en charge le service de publicité, encore peu développé, de la Bible du rugby français, Midi Olympique. La création de suppléments sur le Tournoi des 5 Nations ou sur la Coupe de France permettant d'y insérer des pages quadri, il va voir les annonceurs de L'Equipe et, en deux ans, fait passer le CA de 1 million de francs à près de 7 millions. Il se remémore avec émotion cette opération consacrant le premier OJD du journal. Grâce à un échange marchandise, avec la marque Puma, il a pu distribuer plus de 400 maillots de rugby dans un sac au couleurs de Midi Olympique sur lequel était inscrit : “A 63 ans, il fête son premier OJD”. En 1992, il intègre Le Journal du Dimanche, comme directeur de clientèle. A l'époque, ce titre était proposé aux annonceurs comme un hebdomadaire, sans pour autant disposer de la même qualité de papier. En le commercialisant comme le seul quotidien national du dimanche, le titre acquiert une meilleure visibilité. Grâce à sa connaissance du milieu automobile, il décroche des contrats avec Renault et Volkswagen. La théorie des dominos s'applique, les autres du secteur suivent. Mais, avec le début des années 90, la crise de la presse se précise. Il rencontre Hervé Pointillard qui va lancer Claritas. L'idée d'une mégabase le fascine. C'est exactement ce qu'il recherchait quand il travaillait dans la pub. Il y entre en juin 1995 et obtient sa première affaire à un million de francs pendant sa période d'essai. De directeur de clientèle, il passe, en trois ans, directeur de marché, puis directeur marketing. Aujourd'hui, l'ancien rebelle apprécie l'Art Déco, mobilier et peinture, et collectionne les montres. Le virus lui est venu d'un cadeau de son père : une Reverso. Il possède 25 montres, qu'il trouve chez un fournisseur breton. Parmi elles, des Movando, Jaeger Le Coultre et Rolex… Le temps passe.

Parcours


40 ans, père de Bastien, 3 ans, Stéphane Merger quitte l'IEP en fin de première année, en 1982, pour entrer à 20 ans, comme stagiaire au service commercial des Editions Mondiales. Pendant trois ans, il s'y occupera de la diffusion, des salons et des actions promotionnelles, notamment pour “Télé Poche”. En 1985, il entre au groupe Usine Nouvelle et devient rapidement chef de pub. 1990 : il intègre Régie Presse et prend en charge le service publicité de “Midi Olympique”. De 1992 à 1994 : directeur de clientèle pour “Le Journal du Dimanche”. Enfin, directeur de clientèle à la création de Claritas, en 1995, il devient directeur de marché trois ans après, puis directeur marketing et communication, en 2002.

Olivier Brusset

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