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Quand le virtuel dépasse le réel

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STEFANIE MOGE-MASSON, DIRECTRICE DE LA RÉDACTION

STEFANIE MOGE-MASSON, DIRECTRICE DE LA RÉDACTION

Si vous avez l'habitude de réserver vos billets sur Voyages-sncf.com, vous avez peut-être déjà eu affaire à Léa, la jolie brunette qui guide les cyberacheteurs dans leur shopping «vacances». Toujours pimpante, aimable, souriante, disponible, Léa est la vendeuse idéale. Sauf qu'elle n'existe pas. Léa est un agent virtuel intelligent, né du clavier des ingénieurs de VirtuOz (cf. notre «Saga» pages 88 et 90), qui répond aux questions des internautes 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, même les jours de grève! Pour l'e-shopper, l'aide de ces agents virtuels est précieuse. Elle fait partie de ces nombreux leviers qui permettent aux sites marchands de réduire le taux d' abandons de paniers. Un peu comme un vendeur de talent s'occuperait d'un client, en magasin, et le conseillerait afin de le conduire tout droit à la caisse.

D'autres technologies sont récemment apparues, rendant la boutique virtuelle (presque) aussi conviviale et performante que le point de vente physique. La réalité augmentée en fait partie. Agrégeant des images virtuelles sur le réel, elle offre à l'e-shopper un environnement commercial parfois plus ergonomique qu'un «vrai» magasin. Avec la réalité augmentée, par exemple, l'internaute peut projeter l'image virtuelle d'un canapé sur l'image réelle de son salon, et ainsi choisir le meuble parfaitement approprié à son intérieur. De même, une personne peut chausser une paire de lunettes (virtuelles) en la projetant sur sa propre photo (réelle), ce qui ne manquera pas d'intéresser les myopes!

Le champ des possibles est plus large encore. Grâce aux nouvelles solutions de tracking, par exemple, le visiteur d'un site, qui n'a rien acheté, recevra a posteriori des offres sur mesure, propres à le convertir en client. Bref, le site marchand est devenu un canal de vente à part entière, dont les bénéfices clients sont souvent équivalents - et parfois supérieurs - à ceux de la distribution traditionnelle.

Stéfanie Moge-Masson

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