Recherche

Profession “Super User” ou le côté obscur de la force virale

Publié par le

Le rouage essentiel d'une campagne virale, c'est l'internaute, qui se fait ambassadeur de la marque auprès d'une communauté relais. Dans cet underground de l'Internet, les agents viraux opèrent selon des critères propres. Qu'il convient de connaître avant de se lancer.

  • Imprimer


Nom de code : Wiz Dream. Activité principale : étudiant en géologie. Activité parallèle : “Super User” d'Internet et, accessoirement, vainqueur d'opérations de marketing viral en ligne. Pour lui, tout a commencé par jeu : « J'avais l'habitude de participer à des concours, jusqu'au jour où j'ai caracolé en tête du classement final du jeu d'Alcatel. » A la clé, 1 000 euros étaient offerts par la marque au meilleur agent viral. Un gain plutôt motivant pour jouer en ligne. Mais que l'on ne s'y trompe pas, être un bon agent viral exige quelques prérequis : une discrète connaissance du Web, en particulier du Web perso, c'est-à-dire les forums, les chats, les blogs et autres salons thématiques où se rencontrent les internautes actifs. Autre atout indispensable : disposer d'un réseau personnel que l'agent viral pourra inciter à jouer pour “amorcer la pompe”. Enfin, pas de mystères, pour avoir ses chances de réussite, il faudra investir du temps. Comptez, en moyenne, 4 heures par jour sur une période qui peut aller de 1 à 2 semaines, minimum syndical pour que le bouche à oreille opère. Pour le reste, la difficulté de l'exercice de propagation repose, en amont, sur les moyens mis en œuvre par la marque, comme en témoigne Wiz Dream : « Plus les supports sont créatifs et les messages en accord avec la cible visée, plus leur potentiel viral est élevé. » Outre des rémunérations attrayantes, la finesse de l'approche est recommandée. « La définition du support doit être excellente au point de faire oublier qu'il s'agit d'une pub. A défaut de quoi, même un message sympa suscitera illico une crise de rejet », prévient Wiz Dream. Autrement-dit, dans le domaine du viral, plus la marque sait se faire oublier, plus elle augmente ses chances de se faire connaître.

Nathalie Carmeni