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Les opérateurs alternatifs veulent anticiper la libéralisation postale

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A l'occasion des deux ans de la création du Syndicat des opérateurs postaux, les acteurs alternatifs manifestent leur impatience quant à l'ouverture totale du marché.

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Pour son second anniversaire, le Syndicat des opérateurs postaux (SOP), qui fédère 15 opérateurs, a souhaité communiquer sur ses différentes actions. Raymond Redding, le directeur du courrier de La Poste, s'est ainsi félicité «de cette démarche exemplaire en Europe qui?[nous] permet de prendre aujourd'hui la parole collectivement et d'avoir des positions communes». Le représentant de l'opérateur historique a tenu à souligner les efforts portés sur la mise en place d'accords concernant notamment un meilleur accès aux immeubles équipés du système Vigik pour les distributeurs alternatifs, ou sur la réalisation d'un kit du nouvel arrivant sur le marché postal. «La commission économique est également arrivée à définir une position commune favorable sur le changement de statut de La Poste», a déclaré Raymond Redding.

Des avancées significatives pour le syndicat qui n'occultent pas les désaccords entre l'opérateur historique et ses challengers. Selon l'Arcep, ces derniers ne captent aujourd'hui que 1% du marché du courrier domestique et, sur ce segment, 4,5% de la partie ouverte à la concurrence. Ils souhaiteraient donc que «l'ouverture du marché prévue en 2011 soit avancée», selon Frédéric Pons, vice-président du SOP et p-dg d'Adrexo. Le revenu des activités postales a généré en 2007 un chiffre d'affaires de 15,5 milliards d'euros, soit une progression de 2,3% par rapport à 2006. Cependant, le SOP anticipe des résultats plus contrastés pour 2008 tant en termes de trafic que de chiffre d'affaires comme l'explique Raymond Redding: «Le marché postal européen dans son ensemble souffre à la fois de la révolution numérique sans précédent que nous vivons et de la rationalisation accrue des envois des entreprises en période de crise.»

Raymond Redding (La Poste):

«Cette démarche unique nous permet de prendre la parole collectivement.»

Isabelle SALLARD