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Les nouvelles ambitions du SMT

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Succédant à Jean Thomas, Denise Bengioar, gérante d'Addibell Marketing, vient d'être élue à la présidence du Syndicat du marketing téléphonique et des médias électroniques. Un syndicat qui a 20 ans d'existence et qui regroupe aujourd'hui 34 membres.

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Vous venez d'être élue à la présidence du SMT. Pouvez-vous vous présenter ?


Je suis dans la profession depuis 1976, je fais donc partie des pionniers du télémarketing... Après avoir appris ce métier chez Télé Action (groupe Bernard Juilhiet), j'ai créé en 1979 ma propre société de télémarketing, Francetel/ Phonitel, à l'époque troisième société de marketing téléphonique en France. De 88 à 91, j'ai travaillé chez Ressources Communication (Havas) puis en 92, j'ai été free-lance pour Communication & Réseaux pour la partie émission d'appels. Mon objectif était de recréer une entreprise, ce que j'ai fait en avril 1996, avec Addibell Marketing.

Quels projets avez-vous pour le Syndicat ?


Je souhaiterais organiser et intensifier des journées et déjeuners thématiques sur des points cruciaux, tels que celui de la convention collective sur lequel le syndicat travaille depuis plusieurs années ; aider les membres de cette profession à avoir des contrats types pour les salariés et parler beaucoup plus du syndicat, donner une image sérieuse de ce métier. J'ai envie d'impliquer la profession, et surtout ceux de la province, qui se sentent parfois oubliés. Dans le but de donner une bonne image du marketing téléphonique en province. Je souhaite aussi expliquer que nous sommes des conseils, et pas seulement des plateaux téléphoniques.

Le syndicat s'est ouvert aux médias électroniques. Envisagez-vous de le faire pour d'autres corps de métiers ?


Effectivement, nous avons accueilli les médias électroniques, pour être en phase avec la conjoncture de notre métier. Par ailleurs, le syndicat va s'ouvrir à des collèges de métiers, qui tournent autour du marketing téléphonique, et qui sont indispensables, tels que les entreprises qui possèdent des centres d'appels et qui ont les mêmes problématiques que nous. Je pense aussi aux fabricants et éditeurs de logiciels spécifiques au télémarketing.

Et l'international ?


Je souhaite organiser des rapprochements avec les autres pays européens, notamment l'Italie où il existe déjà un syndicat. Ce projet avait été émis par mes prédécesseurs, j'envisage d'aller au bout de cette ouverture.

Selon vous, quel est l'avenir du télémarketing ?


C'est un des secteurs qui créent le plus d'emplois, et qui va devenir un vrai métier dans quelques années. Il faut expliquer que le téléacteur n'est pas toujours un étudiant, qu'il existe vraiment de plus en plus de gens qui en font leur métier. Il n'y a pas que des CDD, mais des CDI, que l'on engage et que l'on a envie de garder.

PROPOS RECUEILLIS PAR SOPHIE MENSIOR