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La FICG dévoile les pôles de production graphique

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Pour aider l'industrie graphique française, la Fédération de l'imprimerie soutient une initiative visant à réunir les compétences et la productivité de plusieurs prestataires en pôles multispécialisés.

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Laurent Dunkelmann (ETO): «Nous avons aidé le pôle à identifier les besoins des VADistes.»

Laurent Dunkelmann (ETO): «Nous avons aidé le pôle à identifier les besoins des VADistes.»

Lors de la présentation des chiffres de l'industrie graphique française pour l'année 2006, la Fédération de l'imprimerie et de la communication graphique (FICG) a présenté ses «pôles de productivité graphique» (PPG). Il s'agit de regroupements à vocation commerciale, dotés d'une forme juridique (SAS) et autour desquels s'organisent des prestataires (une dizaine en moyenne). Grâce à eux, les imprimeurs participant pourront mutualiser leurs ressources pour répondre à des appels d'offres. Soutenus par des financements publics, ces pôles sont accompagnés par la Fédération pour la mise en place d'outils et de processus collaboratifs. «Aujourd'hui, deux pôles ont été créés, un premier en Poitou-Charentes et un autre dans la région Nord-Pas-de-Calais», confie Pascal Bovero, délégué général de la FICG. Le second pôle, comptant 14 partenaires, se consacrera aux travaux d'impression à destination des professionnels de la VAD. Encore expérimental, ce pôle a profité des conseils d'un donneur d'ordres, La Redoute, et d'une agence, ETO. «Nous avons apporté un témoignage pour les aider à identifier les besoins des VADistes en matière d'impression», explique Laurent Dunkelmann, directeur du pôle production chez ETO, qui émet une petite réserve: «Ces anciens concurrents devront travailler ensemble». Mais l'objectif de la FICG est d'abord d'aider l'industrie graphique française à devenir plus compétitive. Malgré sa résistance aux difficultés économiques et à la concurrence, ce segment reste stable: sur 2006, il a vu ses principaux indices reculer légèrement par rapport à 2005, notamment le CA global (-1%)et les volumes traités (-2,4%). Signe encourageant, les investissements, dynamiques, sont à + 6,7%.

Samir Azzemou