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L'offset masque ses défauts

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Plébiscitée par les imprimeurs, la technologie offset a su évoluer pour minimiser ses faiblesses. Au menu, plaques réutilisables, réduction du temps de préparation et adaptabilité.

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Lorsque le CtP (Computer to Plate) est arrivé, une vraie révolution a secoué le marché des presses offset. Nouveaux matériels, nouvelles techniques, nouvelles possibilités. Le métier d'imprimeur a passé un cap. Depuis, il n'a cessé d'évoluer : sollicités tous azimuts par l'impression numérique, les imprimeurs restent toutefois dans la grande majorité fidèles à l'offset. Et les spécialistes continuent de faire évoluer leurs produits, notamment dans la réduction du temps de préparation (conception des plaques, calage, mise en route…) qui reste l'une des préoccupations majeures des imprimeurs. Chez MAN Roland, l'un des leaders du marché en France, la réponse s'appelle DicoWeb. Il s'agit d'une presse offset dite “DI” (pour Direct Imaging) qui traite directement sur le cylindre porte-plaque la gravure et le calage, ce qui réduit le temps de préparation mais empêche la machine de tourner durant la phase d'écriture. « Huit minutes sont nécessaires pour effectuer un cycle complet comprenant l'effacement et la création de l'image sur la plaque », explique Michel Mor, chef de produit chez MAN Roland. Elle dispose, en outre, de deux avantages significatifs. D'abord, les plaques supportent la gravure multiple (garantie plusieurs dizaines de fois), permettant de réduire encore les coûts de production. Une technologie qui a ouvert des perspectives vers les petits et moyens volumes. DicoWeb repose sur un ensemble de manchons “sleeve” et de modules de finition qui offre une grande flexibilité au niveau des documents productibles. Cette presse apporte donc de l'adaptabilité à une vitesse d'impression toujours disproportionnée par rapport au numérique : 3,5 mètres par seconde (soit 17 000 feuilles par heure).

Des stratégies différentes

DicoWeb n'est qu'un exemple parmi une nouvelle génération de presses équipées de technologies innovantes qui font de l'offset la famille de matériels la plus répandue. En revanche, d'autres constructeurs ont opté pour des stratégies différentes. Shinohara, par exemple, s'est consacré au développement de systèmes dont l'entretien est automatique. Screen, avec sa TruePress, propose quant à lui un système DI (comparable à Dicoweb) dont les phases gravure et calage prennent cinq minutes et dont la gâche ne dépasse pas les trente passages. Enfin, KBA propose une impression avec des encres sans eau, donc plus écologiques, mais grevées par deux défauts : l'entretien après usage est plus long et ce produit ne supporte pas la très haute productivité. A l'inverse de MAN Roland, le japonais Sakurai, représenté en France par MAG Graphic (groupe Pitney Bowes), ne propose plus de presses DI. « A l'instar de nombreux constructeurs, Sakurai s'est désengagé du Direct Imaging. Les têtes de gravure et l'entretien coûtent plus cher avec ce type de produits. L'équipementier est donc revenu vers des systèmes CtP externes, mais a réduit à une minute le calage d'un groupe d'impression », précise Michel Dumarché, directeur commercial de MAG Graphic. Un calage rapide réalisé automatiquement par la machine, au même titre que le contrôle de la pression du cylindre et de la préparation colorimétrique. Une machine qui réduit donc considérablement les interventions humaines et améliore le temps effectif de production.

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