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L'acheminement, une problématique sous-estimée

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D'après une étude réalisée par Epsilon Interactive et le cabinet d'audit ReturnPath, près d'un courriel sur cinq envoyé n'arrive pas dans la boîte mail de son destinataire. La cause : les filtres antispam des FAI.

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Un courriel peut être pertinent, personnalisé, envoyé avec parcimonie, mais s'il n'aboutit pas dans la boîte mail de son destinataire, tout le travail fourni en amont sera perdu. L'acheminement devient donc une problématique à prendre en compte, surtout si l'on veut optimiser ses campagnes d'e-mailing. D'autant plus que, selon une étude réalisée par Epsilon Interactive et le cabinet d'audit ReturnPath, 21 % des courriels envoyés à des adresses opt-in n'aboutissent pas dans la boîte mail de leur destinataire. Un chiffre en hausse, puisqu'en 2002, seuls 15 % des e-mails n'étaient pas livrés. Il faut dire que sur l'ensemble des courriers électroniques envoyés dans le monde, près de 70 % d'entre eux sont des spams. Il est donc essentiel pour les FAI de protéger les internautes en utilisant des barrières étanches. Malheureusement, ce sont ces mêmes barrières qui sont à l'origine du blocage de certaines campagnes d'e-mailing. « Face à la problématique du spamming, les serveurs Webmails sont obligés de protéger les consommateurs. C'est pourquoi les e-mails de certaines campagnes ne sont pas livrés », explique Didier Gaultier, country manager France chez Epsilon Interactive. Concrètement, pour éviter la mauvaise surprise de voir ses courriels filtrés par les serveurs Webmails type Gmail, Hotmail, AOL, Lycos ou Yahoo!, différentes actions sont envisageables. Entre autre, il est important de faire whitelister par les FAI l'adresse IP qui s'occupe de l'envoi de ses campagnes. De même, il faut veiller à ce que le taux de plaintes des internautes à l'encontre de sa campagne ne soit pas trop élevé, ou bien encore vérifier le contenu éditorial de son e-mail. Des pratiques qui ne sont pas toujours évidentes à mettre en place. C'est pourquoi, l'expertise d'un prestataire au niveau des problématiques de “délivrabilité” peut être précieuse. « Les soucis d'acheminement sont encore mal connus par les e-marketeurs. Or, certaines entreprises perdent plusieurs dizaines de milliers d'euros par mois à cause de la délivrabilité », assure Didier Gaultier. Epurer sa BDD des NPAI ne suffit donc plus. Désormais, il faut également vérifier que les e-mails sont bel et bien arrivés à bon port.

Julien Van der Feer

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