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Cartaplus : l'union fait la force

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Selon la société CEV, 70 % des commerçants de centre-ville ont lancé leur propre carte de fidélité. Mais la viabilité serait rarement au rendez-vous. L'une des solutions consistant pour les commerces à s'associer autour d'un programme multi-enseigne rationnel. C'est la vocation de Cartaplus, système de fidélisation par carte à puce lancé par CEV.

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« Une enquête de l'Insee a montré que les dépenses d'un consommateur dans les commerces de centre-ville représentent en moyenne 3 000 francs par mois. Sur cette base, Cartaplus permet au consommateur, avec les remises cumulées sur sa carte représentant 2 à 5 % du montant des achats, de recevoir la somme de 720 francs sur les achats effectués dans l'année », avance Pascal Baisnée, président de CEV. Le principe du système de CEV, dès lors qu'il est adopté par une fédération de commerçants, est le suivant : la Cartaplus est remise gratuitement par le commerçant au client. Après règlement de ses achats, la carte est insérée dans un lecteur qui saisit le montant de la dépense. La transaction fidélité est instantanément enregistrée sur le compteur de la carte et mémorise les points cumulés chez les commerçants partenaires de l'opération. Le client peut ainsi utiliser sa réserve de points fidélité comme il le ferait avec une tirelire électronique privative. « Les études que nous avons menées montrent que ce qui intéresse le client avant tout, c'est de se voir remettre du cash, qu'il puisse dépenser dans les magasins », souligne Pascal Baisnée. Cartaplus a l'avantage de ne pas jouer sur l'endettement du consommateur et permet de construire une réserve d'argent tout en consommant.

Protocole d'accord Cartaplus/Carte Jeunes


En septembre 1999, CEV et la société Carte Jeunes signent un protocole d'accord dans le cadre duquel CEV s'engage à mettre en interactivité les avantages de Cartaplus et de la Carte Jeunes et à rendre opérationnelles les fonctionnalités de la puce qui, jusqu'alors, n'était pas active sur la Carte Jeunes. La société éponyme pourra ainsi enrichir sa base de données en intégrant des données sur les comportements d'achat des 900 000 porteurs de la carte. Fin 1999, l'association des commerçants de la ville de Rouen, adepte du système Cartaplus, sera la première à intégrer la Carte Jeune.

L'exemple de l'association des commerçants de Vannes


En 1997, suite à la fermeture d'une caserne militaire, la ville de Vannes voit son commerce dépérir. 60 commerçants, dont l'enseigne Monoprix, s'associent autour du système Cartaplus. Résultats : le panier moyen par client est passé de 760 francs mensuels en 1997 à 1 286 francs en janvier 1999. Les clients qui passaient trois fois par mois au magasin y passent aujourd'hui plus de sept fois. Le chiffre d'affaires généré par la carte est de plus de 4 millions de francs pour le mois de janvier 1999 contre 2,3 millions en janvier 1997.

Cartaplus en chiffres


Coût total d'implantation pour le commerçant : 700 francs (injection du programme de fidélité) plus 130 francs par mois et par lecteur, soit 0,7 % du montant de l'achat réalisé. Coût pour le consommateur : 0 franc. Augmentation du panier moyen du consommateur dans la ville : 7 % sur l'année. 7 000 commerçants sur 300 villes ont adopté le système Cartaplus, pour plus d'un million de cartes distribuées et un volume global annuel de 8 millions de transactions.

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