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Amiens "ville des centres d'appels"

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Une université, des sites d'hébergement, 5 000 emplois créés à terme : telle est l'ambition de la Ville d'Amiens, qui tient à s'inscrire dans le fort développement du marché des centres d'appels.

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En juillet 1997, un accord était signé entre Gilles de Robien, maire d'Amiens, le président de la CCI et Nortel, géant canadien des solutions de réseau numériques. Objectif : créer, en partenariat avec Sup de Co Amiens-Picardie, la première université des centres d'appels, baptisée Sup Média Com. Destiné à recruter et former des téléconseillers via un programme complet, ce centre pédagogique et diplômant bénéficie de l'apport de Nortel-Matra en matière de formateurs et de contenu des formations. L'enseignement délivré à l'université s'organise autour de trois pôles principaux : formation à l'entretien téléphonique, formation à la recherche et au traitement de l'information, formation à l'utilisation des nouvelles technologies de communication.

Des structures d'hébergement


Parallèlement, la Ville d'Amiens propose aux investisseurs nationaux et étrangers un cadre d'implantation au travers de structures d'hébergement des centres d'appels : cinq sites de 1 600, 1 200, 1 500, 4 000 et 8 000 m2. Cette offre n'est pas encore complètement opérationnelle mais, au sein de l'Université, Nortel a déjà équipé un espace du matériel le plus en pointe dans le monde des centres d'appels. « Une structure est spécialement dédiée au recrutement des équipes. Une autre a été créée pour être l'interlocuteur unique des entreprises. Qui plus est, celles-ci peuvent bénéficier d'avantages, dans le cadre notamment de la zone franche locale », souligne Eric Dadian, directeur de DBPF Consultants, qui a travaillé à la mise en œuvre de ce projet. Pour l'heure, des discussions sont en cours avec différents opérateurs de télécom. Objectif : l'obtention de conditions spéciales et la délivrance d'une offre susceptible de séduire les entreprises. Premier véritable client du dispositif : Bouygues Télécom. « La Datar, via son association Invest in France, nous met en contact avec des clients potentiels, qui préfèrent solliciter une prestation d'outsourcing avant de louer ou d'acheter de l'espace », précise Eric Dadian. Voir aussi dans le Dossier "Centres d'appels", p. 49, les ambitions de la France en matière de centres d'appels.

MURIEL JAOUËN