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“Les banques laissent tomber les petites PME au moindre trou de trésorerie”

Par Aglaé de Chalus, 30/01/2012

Patricia Koch, dirigeante d'une petite PMI dans l'Est de la France, a bien failli déposer le bilan après deux ans de crise et alors que ses commandes reprenaient. Elle a monté un collectif de chefs d'entreprise, décidés à exprimer leur colère contre ces banquiers “qui ne prêtent qu'aux riches”.

La crise, Patricia Koch l'a sentie passer. Chef d'entreprise, elle dirige une petite PMI de six personnes, basée à Sentheim (Haut-Rhin), spécialisée dans les petites pièces industrielles de précision destinées principalement au secteur de l'énergie (ses clients sont EDF, Alstom, les entreprises du nucléaire...). Depuis la création de l'entreprise en 2003, les choses se passent plutôt bien et le travail ne manque pas.

En 2008, la machine s'embourbe. Crise aidant, les commandes se font de plus en plus rares et Patricia Koch est forcée de prendre des décisions difficiles. « Je ne voulais pas licencier, se rappelle-t-elle. Je savais que ça allait reprendre donc j'ai préféré mettre mes salariés au chômage partiel et leur offrir une formation, qui a été entièrement financée par notre organisme collecteur, l'Adefim. »

Un carnet de commandes plein et pourtant elle risque la liquidation judiciaire

Mais alors que son chiffre d'affaires se réduit comme peau de chagrin (– 30 % en 2008 et en 2009), les dettes, elles, s'accumulent. TVA, Urssaf... La dette de Patricia Koch s'élève fin 2011 à près de 100 000 euros.

Mais entre-temps, les affaires ont repris. Depuis mi-2010, les commandes sont reparties et Patricia Koch renoue avec les bénéfices. « On s'attend à un chiffre d'affaires 2011 de 750 000 euros », se réjouit-elle.

Pour s'acquitter de sa dette fiscale, il suffirait donc d'un prêt, qu'elle n'aurait aucun mal à rembourser. « Je suis allée voir six banques. Deux m'ont mise à la porte dans les trois minutes, et trois m'ont conseillé de déposer le bilan, vu mon déficit et ma dette. Ils ne voulaient rien entendre à propos de mes commandes en cours. »

« J'étais dépitée. Je suis allée voir mon banquier personnel en lui disant que j'étais prête à hypothéquer ma maison. Il n'a rien voulu entendre et m'a même proposé, comme “solution”, d'emprunter 20 000 euros à chacun de mes salariés. Je n'en ai pas dormi de la nuit. »

La situation en devient presque absurde : ses carnets de commande sont pleins et les salariés sont “surbookés” ; et pourtant elle risque la liquidation judiciaire. « C'est le monde à l'envers : les banques laissent tomber les petites PME au moindre trou de trésorerie, alors que c'est elles qui nous ont menés à la crise. »

« Je suis devenue un porte-parole sans le vouloir »

Mais Patricia Koch ne s'en laisse pas conter. Fin novembre 2011, elle contacte le journal régional, L'Alsace. Quelques jours plus tard, le quotidien publie un article sur son combat ; puis les choses s'emballent. Elle est invitée par l'émission de Patrick Poivre d'Arvor, Place Publique, sur France 3, consacrée aux Français face à la crise. Après la diffusion le 5 décembre, les appels affluent.

Elle reçoit d'abord une bonne nouvelle : deux de ses principaux clients, qui n'étaient pas au courant de ses problèmes d'argent, proposent de lui prêter 50 000 euros en tout. Avec la vente de sa voiture, une 5008, elle récupère 5 000 euros supplémentaires. Elle peut donc rembourser en grande partie sa dette fiscale et reprendre son activité sereinement. 

Mais ce sont surtout des appels de chefs d'entreprise qu'elle reçoit, de PME le plus souvent, qui, comme elle, sont en colère contre les banques. « Je suis devenue un porte-parole sans le vouloir », constate Patricia Koch. Elle prend alors son nouveau rôle très à cœur et met en place un collectif de dirigeants de PME. Il compte déjà 50 adhérents, un mois après sa création.

Elle annonce cinq propositions :

  • Faire de la Caisse des dépôts une vraie banque des PME destinée à les financer dans les bons comme les mauvais moments. La décision d'octroyer un prêt serait prise avec des chefs d'entreprise rémunérés. « Toutes les entreprises ne sont pas bonnes à sauver, concède-t-elle. Un chef d'entreprise sait faire la différence. Il faut des gens qui savent lire un bilan et pas uniquement des fonctionnaires. » Sur les 60 000 dépôts de bilan de l'année 2011, « 70 % des entreprises auraient pu être sauvées si les banques avaient joué le jeu », assure Patricia Koch.

  • La baisse des charges sociales de 20 % et la baisse de l'impôt sur les sociétés de 15 %, pour les PME de moins de 200 salariés.

  • L'arrêt immédiat du système de reprise pour un euro symbolique après une liquidation judiciaire. « Les repreneurs doivent payer au moins la valeur mobilière et immobilière de l'entreprise qu'ils rachètent », revendique-t-elle.

  • Le maintien des subventions publiques pour les investissements mobiliers (machines, équipements…), que l'entreprise soit en déficit ou non – ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

  • La suppression des charges sociales pendant un an pour toute nouvelle embauche par une entreprise de moins de 200 salariés.

Déterminée, Patricia Koch compte faire entendre la voix de ces petites entreprises, dont les attentes sont encore mal comprises. « Il faudrait qu'on soit au moins 500 pour commencer à peser. »

Pour rejoindre le collectif et signer la pétition, envoyez un mail à collectifpme@gmail.com.

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