Par Régine EVENO , 18/09/2011
La Banque verte frappe fort en pleine crise de confiance des Français vis-à-vis de leur secteur bancaire. Elle signe sa plus importante campagne depuis trois ans, basée sur le témoignage de clients.
Le Crédit Agricole lance une campagne publicitaire qui s’appuie sur le témoignage de clients authentiques, via un plan média ambitieux (TV, Internet, PQR et affichage). Diffusés depuis le 18 septembre, les spots montrent de “vraies gens”, interrogés sur ce qu’ils pensent de “la confiance”, de “l’avenir”, de “l’habitat”… Les clients interviewés (100 heures de films, 120 entretiens) y donnent leur avis avec spontanéité. Les profils sont très divers : un ingénieur agronome à Paris, une fleuriste à Marseille, une coiffeuse dans la banlieue de Nantes, une institutrice, un agriculteur, une informaticienne philosophe…
Réalisée par BETC Euro RSCG, cette campagne est diffusée sur l'ensemble des chaînes hertziennes et sur la TNT. Du 19 au 29 septembre, elle se décline dans tous les titres de la presse quotidienne régionale, puis sur le Web du 21 septembre au 12 octobre, et en affichage grand format dans toute la France du 4 au 12 octobre.
La banque de la vie quotidienne
En ne parlant ni de ses produits ni de finance, la banque du monde agricole réaffirme son positionnement. Elle se veut la banque de tous les jours, ni distante ni lointaine, qui ne se prend pas trop au sérieux.
Le bras financier de la Fédération nationale du Crédit Agricole (FNCA) préparait cette campagne depuis longtemps. Coïncidence, elle sort à quelques jours seulement de l’annonce par l’agence d’évaluation financière Moody’s, qui dégradait la note du Crédit Agricole en raison des menaces qui planaient sur les économies grecques et italiennes ! « Ce n'est pas une pub en réaction au contexte actuel », a déclaré toutefois Bertrand Corbeau, directeur général de la Fédération nationale du Crédit Agricole (FNCA). « Son but est de dire que nous voulons continuer à accompagner l'économie, à financer les projets, les entrepreneurs ». “Nous voulons incarner l'optimisme”, indique-t-on au Crédit Agricole.
Un projet conforme aux valeurs coopératives et mutualistes
Dans un communiqué, la Banque verte, premier partenaire de l’économie française avec 488 milliards d’encours, rappelle que cette campagne illustre son projet stratégique, présenté en décembre 2010. Réaffirmant les fondements coopératifs et mutualistes du groupe, l’établissement financier place la satisfaction et l’accompagnement de ses clients et des territoires au cœur de sa stratégie. Celle-ci repose sur trois piliers :
– la qualité du conseil, à tous ses clients, basé sur une écoute active, une éthique irréprochable et la reconnaissance de leur fidélité, pour leur proposer les solutions modulables et personnalisées les mieux adaptées à leurs besoins en banque et en assurances ;
– la proximité, grâce à son réseau de 7 000 agences et 79 000 collaborateurs répartis sur l’ensemble de la France, qui garantit quotidiennement un service au plus près de 20 millions de clients ;
– l’utilité, car la vocation du Crédit Agricole est de construire avec ses clients des projets utiles au développement des territoires.
“Cette volonté se traduira concrètement par des preuves relationnelles : renforcement du lien et de l’écoute avec le client, mise en place d’un délai pour permettre de changer d’avis, prise en compte de la fidélité, modularité et transparence des offres, amélioration de la prise en charge des réclamations, etc.”, indique le communiqué.
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19/04/2012 LANGUEDOC-ROUSSILLON
19/04/2012 LANGUEDOC-ROUSSILLON
Commentaires des lecteurs (2)
jeanpierrecanot - 19/09/2011
Mon crédit Agricole ! Mon Crédit Agricole !
Dans le modèle coopératif et mutualiste original, les Paysans, les vrais étaient propriétaires, clients et gestionnaires de l'outil, ils ne sont plus rien et comme tous les pauvres du monde ils doivent faire appel à la microfinance qui est et ne reste que la toute première étape du modèle coopératif millénaire.
MON CRÉDIT AGRICOLE ! MON CRÉDIT AGRICOLE !
POURQUOI M'AS TU ABANDONNÉ ?
Ne croyez-vous pas que dans les petites communes l'emprunteur cautionné par ses voisin sera toujours poursuivi par la pensée que s'il ne payait pas , les autres seraient obligés de payer pour lui : il ne voudra pas s'exposer à perdre l'estime générale par son manque de loyauté ».
Jules MÉLINE
Le 23 février 1885, Louis MILICENT, auditeur au Conseil d'État, déposait les statuts de la première Caisse de crédit spécifiquement agricole. Son ambition est simple : « Les uns apportent leurs capitaux momentanément disponibles et leurs économies pour les mettre à la disposition de ceux qui en ont temporairement besoin. ». Il s'agit de la Caisse de SALINS dans le Jura.
Le modèle coopératif et mutualiste mis en place a conduit notre agriculture à l'une des premières places dans le monde. Il s'inspire d'un modèle millénaire déjà connu à Babylone.
Les agriculteurs sont à la fois propriétaires, gestionnaires et clients de la banque.
Le drame se produit en 2001, lorsque la Caisse Nationale devenue Crédit Agricole SA est introduite en bourse.
Ses principaux actionnaires restent les sociétaires au travers des 44 Caisses Régionales, mais cette banque devenue commerciale ne fonctionne absolument plus selon les principes coopératifs et mutualistes.
Cette disparition d'un outil essentiel pour l'agriculture, s'inscrit dans l'évolution normale de notre agriculture en décomposition depuis la mise en place par Sico MANSHOLT, nouveau fléau de Dieu, d'une politique démentielle. Ceci s'est accompagné depuis la fin des années 60 de la disparition du modèle d'organisation coopérative en agriculture qui était essentiel pour sa survie.
Face à la misère croissante des petits agriculteurs et à l'impossibilité où ils sont de trouver des financements, aujourd'hui de la trésorerie face au drame de la sècheresse, les inventeurs de l'eau tiède ne trouvèrent rien de mieux que la microfinance, dans laquelle s'est même engouffré allègrement Crédit Agricole SA à la suite de DANONE grand admirateur de Muhammad YUNUS.
DANONE qui faisait dans le yaourt et dans l'eau, se mit à faire dans l'économie sociale et la charité publique, en utilisant la microfinance, toute première étape du modèle coopératif ancestral, et en en restant là.
Il fallait bien en effet que DANONE, qui s'est attaché à faire disparaître l'exploitation familiale par la promotion de l'agriculture industrielle et les délocalisations, fit semblant de faire du social en faisant l'aumône à ceux qu'il avait décidé de mettre sur la paille, cette même paille qui fait cruellement défaut aujourd'hui.
Ceci revenait à démontrer que les petits agriculteurs en voie de disparition doivent être enfermés dans le ghetto des plus pauvres parmi les pauvres, et ne doivent pas avoir accès à la banque classique, ni revenir au modèle coopératif, le seul qui leur permette le recyclage permanent de la monnaie crée à la sueur de leur front, et non par de nouveaux instruments financiers dont on déplore la toxicité.
Un nouveau drame intervient avec la sècheresse dont beaucoup voudraient, à tort sans doute, trouver la cause dans le rôle de l'Homme dans le réchauffement climatique.
Ce n'est pas par une limitation des émissions de CO2 ou de méthane par l'agriculture, que l'on pourra agir sur le climat, ce n'est pas non plus en appliquant à cette même agriculture des restrictions draconiennes dans l'utilisation de l'eau/ Il ne faut pas oublier que l'agriculture est le seul secteur économique qui par le jeu de la photosynthèse recycle infiniment plus de CO2 qu'elle n'en émet et qu'elle a besoin pour cela de pratiquer l'irrigation.
Il est urgent face au réchauffement climatique sur lequel nous ne pouvons rien, de trouver le moyen d'adapter l'agriculture à cette situation. Les techniques du dry-farming mises en œuvre par des agronomes français dans la province française d'Algérie et adoptées par bien des pays, sauf le notre devraient être remises à l'honneur/
Il faut en attendant aider les agriculteurs, les éleveurs notamment, pour qu'ils n'abandonnent pas une activité infiniment plus vitale pour notre pays que les activités liées au numérique – on parle de 1 500 000 emplois potentiels dans le domaine du numérique, il ne reste en France que quelques 700 000 agriculteurs !- Le Ministre de l'agriculture cherche auprès des banques la trésorerie nécessaire à l'achat de paille pour éviter d'abattre les animaux.
La seule façon Monsieur le Ministre de procurer à ces malheureux la trésorerie dont ils ont besoin pour acheter du fourrage, voire de la paille, bien piètre nourriture pour les animaux, est de revenir à ce modèle coopératif, l'outil essentiel dont ils étaient propriétaires, qui permit il y a cent trente ans le développement de notre agriculture, et que nous avons cru intelligent de leur confisquer et de le démanteler pour satisfaire aux exigences insensées de la Politique Agricole Commune.
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le garrec félix - 19/09/2011
Indécente publicité
Le bons sens a de l'avenir !
Les recettes publicitaires aussi, pas cellles du client du crédit agricole.
Indécent de nous asséner ce mensonge avec un enfant.
( Client depuis + de 50 ans)
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