Par Béatrice HERAUD, 13/11/2007
Dans leur désormais traditionnelle étude “Publicité et société”, l'agence Australie et Ipsos montrent un quasi divorce entre les Français et la publicité. Un phénomène aggravé sur la Toile.
Les Français retrouvent l'envie d'acheter des marques. Mais pas grâce à la publicité. C'est en substance ce qu'il ressort de l'étude réalisée depuis quatre ans par Ipsos pour l'agence Australie. Cette année “Publicité et société” révèle que leur appréciation des grandes marques s'améliore puisqu'ils les notent à 6,2/10 contre 5,8/10. Plus rassurantes et plus attirantes, ces dernières semblent donc reprendre de la vigueur. Là où le bât blesse, c'est au niveau de la publicité. Le nombre de publiphobes augmente et atteint 30 % de la population (contre 25 % en 2004).
Globalement, les Français jugent la publicité peu digne d'intérêt, envahissante (79 %), banale (65 %) et agressive (58 %). 32 % affirment d'ailleurs qu'ils ne font pas du tout attention aux différentes formes de réclame. « La perception de la pub est modifiée par notre pratique d'Internet », explique Vincent Leclabart, président d'Australie. Les internautes confirmés – jeunes et urbains – sont davantage publiphobes (35 %) que les non internautes (26 %), plus exigeants envers les spots TV et plus critiques sur la publicité en général, mais surtout sur celle en ligne (58 % la jugent digne de 0 à 3 sur une échelle de 10). Alors qu'ils ont une envie de consommer supérieure à la moyenne, ils y trouvent la publicité ennuyeuse, même pour ceux qui sont intéressés par la publicité en général.
Dans le classement des meilleurs formats publicitaires en ligne, ce sont les spots diffusés sur les sites communautaires tels que YouTube ou Dailymotion qui arrivent en tête. Suivent les sites événementiels de marques, les jeux gratuits pour se divertir, les bannières animées et classiques et enfin les sites d'univers virtuels. À proscrire en revanche : les pop up qui n'obtiennent que 0,6/10… Un rejet que Jean-Marc Lech, coprésident d'Ipsos, et Vincent Leclabart attribuent à une inadaptation de la publicité au média Internet qui favorise la créativité sans pour autant y arriver.
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MARY POPPINS - 28/07/2010
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fanette - 27/07/2010
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Commentaires des lecteurs (3)
JEAN PREAU - 19/11/2007
Aller vers plus de responsabilité
Il n'est pas étonnant de voir la publicité de plus en plus remise en cause. Outre sa dimension omniprésente à la limite du harcèlement permanent, la publicité devra un jour être mise face à ses responsabilités.
N'est ce pas elle qui impose en permanence aux femmes des stéréotypes filiformes avec toutes les conséquences que l'on connaît pour leur santé?
N'est-ce pas elle qui impose comme modèle de réussite de posséder des gros modèles automobiles responsables de forts dégagements de CO2 comme les 4X4?
N'est ce pas elle qui pousse les enfants à réclamer des gouters et des petits déjeuners couteux et fortement chargés en sucre ?
La publicité existera toujours, elle a de l'avenir. Mais maintenant les consommateurs ont la parole, ils peuvent même faire circuler une création publicitaire avec des commentaires positifs ou négatifs.
Le publicitaire et l'annonceur devront s'entendre pour diffuser (et non délivrer, ils ne sont pas prisonniers que je sache....) des messages publicitaires responsables, qui répondent aux attentes profondes des Français : équilibre, bien-être, respect de l'environnement.
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TimTam - 14/11/2007
Pub
Trop de pub tue la pub...
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grenouille - 14/11/2007
La pub
En matière de pub,il faut distinguer la pub "choisie" de la pub "non choisie".
Quand j'achète un magazine, je peux m'attendre a une pub cohérente avec le style rédactionnel du magazine. Quand j'achète une place de cinema pour un film precis,je peux m'attendre à une pub coherente avec le type du film.
Mais quand je sors de chez moi pour aller acheter mon magazine ou ma place de cinéma, je suis obligé de passer dans un champs visuel non choisi(ma rue). Dans ce champs visuel une pub "forte" imposée sera ressentie comme une agression personnelle.
la pub sur ces champs visuels non choisis devrait respecter des limitations simples pour ne froisser personne sur quelque sujet personnel que ce soit : Ex Choix de religion ou de sexualité. Pub gore ou néo gore etc. A défaut de limitation, on constatera un rejet de plus en plus fort du public.
La même image n'aura donc pas la même signification ni le même effet selon que le support a été choisi ou non. C'est tout le problème des anti pub devenus violents dans les grandes villes et la décision absurde de réduire de 60% le nombre de panneaux d'affichages a Paris.
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