Par Céline Tridon, 15/02/2011
Pour une majorité de cadres français, une présence de l'entreprise sur les réseaux sociaux suppose encore trop de risques. En tête des inconvénients, le fonctionnement de ces sites qui ne permet pas de maîtriser la communication de l'entreprise du début jusqu'à la fin.
Les cadres ne seraient pas fans des réseaux sociaux ? Selon une enquête menée par l’Ifop pour l’Atelier BNP Paribas (la cellule de veille technologique de la banque), ils sont 62 % à considérer que l’entreprise ne devrait pas communiquer sur des sites tels que Facebook ou Twitter. L’objet de leur réticence ? Un fonctionnement des médias sociaux qui ne permet pas de maîtriser la communication de l'entreprise de bout en bout. À choisir, des outils comme les blogs ou les forums conviendraient davantage aux yeux des cadres interrogés. Précautionneux, ces derniers estiment que la communication de l’entreprise via les médias sociaux doit être structurée en interne : seuls quelques collaborateurs doivent pouvoir interagir sur ces plateformes et non l’ensemble des salariés. C’est pourquoi davantage d’entreprises se dotent de community managers, “social architect” et directeur des médias sociaux pour piloter ces outils.
A contrario, pour les 38 % de cadres qui les voient d’un bon œil, les médias sociaux permettent de créer une communauté autour de la marque et des produits, mais aussi de recruter et d’amener des clients aux points de vente sur Internet.
Dans la réalité, il s’agit d’une pratique encore peu ancrée dans les mœurs : seuls 15 % des interrogés ont déjà séduit de nouveaux clients via les médias sociaux et 13 % y ont mené des opérations de fidélisation. Les formats de médias sociaux alors appréciés ? Les communautés d'échange et de recommandation de produits.
Sur le web
54 pages de conseils pour utiliser les réseaux sociaux
Tentés par une présence sur les médias sociaux ? L’agence de référencement Visiplus a créé un “Livre blanc Réseaux sociaux, 15 stratégies gagnantes pour 2011”, pour optimiser la présence des entreprises sur Facebook, Twitter, Viadeo, Youtube… Parmi les conseils qui vous sont fournis : comment générer du trafic vers votre page, communiquer auprès des utilisateurs des réseaux sociaux, surveiller et anticiper un buzz négatif… Ce Livre blanc est disponible en téléchargement sur www.livre-blanc-reseaux-sociaux.com.
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ConsulterQuelle couleur politique les Français attribuent-ils aux marques ?
Cette étude est très intéressante. C'est vraiment dingue de voir que dans notre inconscient on associe des choses qui à la base n'ont rien à voir ...
Maxime Le Roux - 23/05/2012
Twitter peut impacter votre business
Et quand tu sais qu'il y a des agences spécialisées pour balancer des faux avis... Tu flippes ! Les spécialistes de la e-réputation ne craignent pas ...
directetudiant.com - 23/05/2012
Black swan: Un bon cygne pour Canal +
Il faut dire que Canal domine la concurrence en terme d'innovation et de publicité. Respect pour le coup du cygne... J'adore !
emailing - 22/05/2012
24/05/2012
24/05/2012
Commentaires des lecteurs (2)
Patrick - 19/02/2011
Plaidoyer contre le
J'ai lu avec intérêt l'histoire de désamour qui unit les cadres français et les médias sociaux.
Il convient de reconnaître à ces cadres un seul et unique mérite : celui d'avoir pris conscience que la communication d'entreprise et l'image qu'elle véhicule n'est plus la propriété exclusive de l'entreprise. Sur Internet, tout le monde parle de tout avec tout le monde et donne son avis sur tout : produit, RH, environnement… Ce qui est arrivé à GAP l'an dernier en est la parfaite illustration. La communication d'entreprise s'en trouve, dès lors, chamboulée. D'où le sentiment de désorientation qui s'empare de ces cadres.
Sentiment d'autant plus compréhensible qu'il ébranle jusque dans ses fondations la structure pyramidale « top/down » à la française. L'irruption des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC) au sein de l'entreprise bouleverse la structure sociale hiérarchique et introduit une structure symétrique, voire holistique. La prise de parole n'est plus, dès lors, l'apanage d'un vers tous, mais de chacun vers chacun. L'environnement social devient global, les liens sociaux interactifs et complexes. Internet a fait passer nos sociétés d'un modèle dialectique de position-opposition-composition à un modèle systémique d'interdépendance et de gestion de la complexité.
Pour autant, les entreprises françaises doivent-elles se tenir à l'écart de l'immense bourdonnement dont bruisse Internet, afin de garder vierge de toute souillure leur image et incontestée leur parole ? « Miroir, mon beau miroir… » : un réflexe intellectuel de prime abord bien narcissique.
Les cadres interrogés reprochent aux réseaux sociaux de leur confisquer la maîtrise de leur communication. Nul ne peut maîtriser la prise de parole d'un individu ou d'une structure sociétale. Et tous les interlocuteurs de l'entreprise sont présent sur Internet : clients, salariés, défenseurs de l'environnement… Il convient, de surcroît, de rappeler la méfiance du consommateur ou du candidat envers les canaux d'information traditionnels. Donc, même si tous les salariés de l'entreprise ne sont pas Community Manager, tous ont la possibilité de s'exprimer sur Internet pour parler de l'entreprise. La présence sur Internet permet à ceux qui y paraissent non seulement d'y être visible par leurs interlocuteurs, mais aussi de dialoguer avec eux et de détecter les opportunités pour les exploiter de manière optimale ou les signaux annonciateurs d'une crise de communication et d'y faire face efficacement. La complexité ne se maîtrise pas, elle se gère. Et ni la peur ni la censure n'évitent le danger.
Le sondage ci-dessus évoqué véhicule le message selon lequel il suffirait d'être absent d'Internet pour en être oublié. Mais puisque tout le monde y parle de tout, quelqu'un, quelque part, parle de l'entreprise, de ses clients, de ses produits, de ses fournisseurs, de ses salariés, de sa démarche éthique…Etre absent des réseaux sociaux est donc, pour une entreprise, se mettre dans l'impossibilité de porter au plus grand nombre sa parole et promouvoir ses produits, son image et son intégrité afin d'attirer les consommateurs ou les candidats. Ou de la faire promouvoir par des ambassadeurs de l'entreprise.
La méfiance des cadres français envers les réseaux sociaux vient également d'une carence de savoir-faire en matière de management à distance. Cela explique le retard pris par la France par rapport à ses voisins européens sur la question du télétravail. Or, cette réticence, notamment dans les métiers utilisant intensivement les outils numériques, est un corollaire de la méfiance des cadres envers Internet et les outils qu'il met à notre disposition.
Cette étude met en lumière une prise de position sociologique et historique de la France, qui ralentit sa compétitivité tant sur le marché national que sur les marchés mondiaux. Peut-être serait-il temps de réconcilier le manager français avec la Toile.
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magaly - 18/02/2011
Livre blanc Réseaux sociaux
je voudrais le télécharger mais mon adresse outlook est "trop sécurisé" car je n'ai pas reçu la confirmation.
j'ai une adresse gmail de secours mais on n'en veut pas sur l'inscription
Qui peut m'aider svp ??
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