Par Julien VAN DER FEER, 17/02/2010
L'utilisation du smartphone d'Apple se multiplie dans le cadre professionnel. Mais le terminal est-il bien adapté aux besoins des PME, notamment en termes de sécurisation des données ? C'est à cette question que répond le cabinet d'audit Mazars.

Le succès de l’iPhone est fulgurant. Selon les estimations des opérateurs téléphoniques, Apple a vendu, en 2009, plus de 2 millions de terminaux en France. Résultat : de plus en plus de cadres et de chefs d’entreprise utilisent ce smartphone. Mais qu’en est-il de l’aspect sécuritaire ? Les données sont-elles protégées efficacement ?
Le cabinet d’audit Mazars a publié début février une étude sur l’impact de l’iPhone dans les entreprises. Et les conclusions sont mitigées. Tout d’abord, grâce à son interface ergonomique, le téléphone d’Apple est souvent utilisé à titre personnel et professionnel. Ceci entraîne «un risque de divulgation volontaire, ou non, [des données]», estime le cabinet.
De fait, les e-mails, les carnets d’adresses et les agendas peuvent se retrouver mêlés à des données personnelles, puis sauvegardées ou copiées sur l’ordinateur de maison du collaborateur. Or, ce terminal est rarement protégé efficacement contre les intrusions informatiques.
Attention au “jailbreak”
Par ailleurs, les risques de fuite d’informations sont augmentés par le comportement même des utilisateurs. Il est en effet possible de modifier son iPhone pour installer des applications non approuvées par Apple. Cette opération est appelée “jailbreak”.
Cette technique peut être exploitée par un pirate. Toujours selon le cabinet Mazars, un “jailbreak” contribue à «augmenter le risque de divulgation d’informations par l’utilisation d’applications non contrôlées», ainsi qu’à limiter «l’efficacité du système de verrouillage et de protection du téléphone». Le “jailbreak” facilite aussi la propagation de virus et de vers. Seule solution : essayer de responsabiliser les utilisateurs.
Une sécurisation difficile
Enfin, la mise en place d’une politique de sécurité efficace est compliquée. Car les mesures de protection prises par l’entreprise «ne sont pas automatiquement répercutées sur les terminaux», précise le cabinet Mazars. Concrètement, les modifications doivent être envoyées aux utilisateurs par e-mail, puis acceptées.
Il est aussi impossible de surveiller si les règles de sécurité définies par l’entreprise sont effectivement appliquées sur les iPhones. La raison? Il n’existe aucun système permettant de gérer à distance les configurations du parc de mobiles.
En conclusion, le cabinet Mazars estime que l’iPhone a encore de gros progrès à faire pour atteindre le niveau de sécurité des BlackBerry, voire des Windows Mobile.
Candidats :
découvrez des centaines d'offres d'emplois spécialisées dans le marketing et la communication.
Recruteurs :
déposez votre annonce. 300 € H.T. 2 mois de parution sur nos 6 sites.
Espace de libre expression sur tous les thèmes de votre univers profesionnel.
ConsulterQuelle couleur politique les Français attribuent-ils aux marques ?
Cette étude est très intéressante. C'est vraiment dingue de voir que dans notre inconscient on associe des choses qui à la base n'ont rien à voir ...
Maxime Le Roux - 23/05/2012
Twitter peut impacter votre business
Et quand tu sais qu'il y a des agences spécialisées pour balancer des faux avis... Tu flippes ! Les spécialistes de la e-réputation ne craignent pas ...
directetudiant.com - 23/05/2012
Black swan: Un bon cygne pour Canal +
Il faut dire que Canal domine la concurrence en terme d'innovation et de publicité. Respect pour le coup du cygne... J'adore !
emailing - 22/05/2012
Organisée par Marketing Magazine
DIGITAL, DATA, RETAIL : LE CLIENT AU CŒUR DE LA STRATEGIE MARKETING
RDV à Paris, le 12 juin 2012

24/05/2012
24/05/2012
Commentaires des lecteurs (1)
dominique54 - 21/11/2010
paranoia d'informaticien
cela ne reste qu'un téléphone à la base, si je suis les conclusions de Mazars, je dois embaucher un informaticien à prix d'or et qui va oeuvrer à rigidifier ma boite, c'est bon pour les sociétés du Cac 40 ce type d'article, mais pas pour nos petites PME flexibles et réactives,
Réagir à ce commentaire
Signaler un abus