Par , 13/08/2008
Croissante, multiforme, mais efficacement déjouée. Telles sont les principales caractéristiques de la fraude bancaire on line selon le dernier Livre blanc de Fia-net.

Le prestataire de services anti-fraude aux e-marchands a présenté en juin dernier son rapport d’étude annuel pour l’année 2007. Pour l’établir, Fia-net s’est appuyé sur les déclarations de sinistres reçues de ses clients victimes de fraudes, soit près de 1 000 e-marchands, tous secteurs d’activité confondus, constituant un échantillon représentatif du marché français de la vente en ligne.
Au total, pour 2007, ce sont 307 à 423 millions d’euros dont les commerçants n’auraient pas vu la couleur. Le montant total des ventes en ligne, pour la même année, s’élèverait à 16 milliards d’euros selon la Fevad. 400 millions, et pourtant… David Botovnik, le directeur général de Fia-net, ne se veut « pas alarmiste » à l’issue de la publication de ce rapport. « On distingue deux tendances inverses, explique-t-il. Tandis que les tentatives de fraude augmentent, le nombre de fraudes réussies est en baisse. Cela me porterait donc à dresser un constat de satisfaction. »
De même, le nombre de fraudeurs est en hausse, s’établissant selon Fia-net, à 23 463 pour 2007. Parallèlement, le montant fraudé moyen est en baisse (1088 € contre 1350 € en 2006). Bonne ou mauvaise nouvelle ? Là encore, « on peut voir le verre à moitié plein ou à moitié vide ! » Ces chiffres pourraient être le signe que les fraudeurs apprennent à renforcer leurs pratiques. Ils se professionnalisent, en renouvelant plus souvent les données bancaires et identitaires volées. Par ailleurs, et quoique plus d’un acte délictueux sur deux reste le fait d’une personne isolée, ils agissent de plus en plus au sein de réseaux organisés.
Un contrôle assoupli et non absolu
La seconde partie du rapport préconise des mesures en matière de lutte contre la fraude. Elle pointe la nécessité d’un contrôle maîtrisé, assoupli et non absolu, ayant pour finalité de déjouer le maximum de fraudes tout en permettant de perdre le moins de clients possible. Autrement dit, il serait bon de fermer les yeux sur certains délits. David Botvinik théorise : « La gestion de la fraude est un arbitrage entre plusieurs indicateurs : le taux d’impayés et le coût de la lutte contre la fraude, incluant le coût direct et les pertes de ventes ». En pratique, « tout dépend des marges du cybermarchand ». Globalement, le rapport établit que « un taux de l’ordre de 0,15% d’impayés semble largement supportable par les professionnels du Web ».
La lutte anti-fraude passe aussi par la reconnaissance des clients honnêtes. « Les comportements se repèrent facilement par l’établissement d’historiques de consommation », poursuit David Botvinik
Le rapport encourage pour cela une globalisation des données entre les sites marchands, ainsi qu’une personnalisation de ces dernières. Cela revient à collecter puis exploiter les informations ainsi obtenues, et doit servir à établir la pertinence et l’urgence d’un contrôle, en fonction d’un certain nombre de critères : habitudes d’achat, panier moyen, fréquence d’achat, etc. Un internaute qui commanderait un écran plat tous les mois serait ainsi soumis à des contrôles renforcés.
Perspectives
De nouveaux délits apparaissent. Répandues au Royaume-Uni ces derniers mois, les fraudes de type MOTO (mail order/telephone order, par courriel et par téléphone) s’immisceraient en France. En cause, le manque de coopération entre les différents services de commande au sein d’un même site.
Plus que les autres, un outil de lutte soulève l’enthousiasme de David Botvinik. Selon lui, « les codes spécifiques pour l’achat sur Internet représentent une vraie solution technique ». Cette dernière fonctionne déjà pour le paiement des impôts en ligne et « pourrait marcher pour l’achat B to C », estime-t-il, tout en nuançant : « Cela représente néanmoins une solution de très longue haleine car les fraudeurs se dirigeront toujours vers les marchands qui n’en demandent pas. » Nécessaires à tous les maillons de la chaîne de vente, d’autres systèmes de détection devraient également se développer à plus ou moins long terme.
Ce Livre blanc ouvre des perspectives, dans un contexte mouvant où la fraude prend des formes toujours nouvelles.
Candidats :
découvrez des centaines d'offres d'emplois spécialisées dans le marketing et la communication.
Recruteurs :
déposez votre annonce. 300 € H.T. 2 mois de parution sur nos 6 sites.
Espace de libre expression sur tous les thèmes de votre univers profesionnel.
ConsulterQuelle couleur politique les Français attribuent-ils aux marques ?
Cette étude est très intéressante. C'est vraiment dingue de voir que dans notre inconscient on associe des choses qui à la base n'ont rien à voir ...
Maxime Le Roux - 23/05/2012
Twitter peut impacter votre business
Et quand tu sais qu'il y a des agences spécialisées pour balancer des faux avis... Tu flippes ! Les spécialistes de la e-réputation ne craignent pas ...
directetudiant.com - 23/05/2012
Black swan: Un bon cygne pour Canal +
Il faut dire que Canal domine la concurrence en terme d'innovation et de publicité. Respect pour le coup du cygne... J'adore !
emailing - 22/05/2012
Organisée par Marketing Magazine Formations
COMMENT AMELIORER L’EFFICACITE DE VOS STRATEGIES DE COMMUNICATION
Animée par Dimitri DORES, spécialiste des achats en marketing et communication.
RDV à Paris,
les Jeudi 21 et vendredi 22 juin 2012
PARIS du 28/06/2012 au 29/06/2012
Organisée par ECOMMERCE MAGAZINE
ConsulterPARIS du 28/06/2012 au 29/06/2012
Organisée par CEGOS
ConsulterPARIS du 28/06/2012 au 29/06/2012
Organisée par CEGOS
Consulter
Commentaires des lecteurs (0)